LE GOUVERNEMENT DES ÉTATS-UNIS
chef du département des affaires étrangères fut remplacé par M. Lansing, qui signa la nouvelle note, laquelle confirmait les conclusions de la note adressée à Berlin le lendemain de la destruction de la Lusitania, déclarant en même temps que celle-ci n’avait ni canons ni munitions à bord ; la note insistait sur l'obligation
pour les navires de guerre de se conformer aux slipu-
lations internationales imposées à l'effet de reconnaitre les bâtiments de commerce et de vérifier leur cargaison avant de rien entreprendre contre eux. Ensuite la note déclarait que les Etats-Unis étaient dans l'impossibilité d'admettre que la proclamation de la zone de guerre navale pût à un degré quelconque diminuer les droits des citoyens américains qui se trouvaient à bord des
bâtiments marchands appartenant à une nation belli-
gérante. La note concluait en demandant à Berlin
d'adopter les mesures nécessaires pour que ces droits
fussent respectés, et de donner des assurances que de telles mesures allaient être prises, s1 l'Allemagne ne voulait pas perdre le bénéfice des bons offices des Etats-Unis pour amener une entente avec l'Angleterre. Le gouvernement de Berlin demanda le temps nécessaire pour réfléchir avant de donner une réponse définitive. En attendant, les sous-marins continuaient leurs pratiques abominables, les bâtiments de commerce neutres étaient torpillés sans avertissement, et sans que les équipages pussent échapper à la mort, avec la seule différence que les pirates n’attaquaient pas les