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R£FUSE D'ADMETTRE LES PRÉTENTIONS IMPÉRIALES

bateaux américains. Cependant le président Wilson ne demandait pas seulement l'assurance que la vie de ses nationaux serait sauvegardée ; il parlait avec énergie au nom des principes « qu’un gouvernementne peut pas se croire autorisé à abandonner », et refusait d'admettre que la vie des non combattants pût être mise en danger par suite de la capture ou destruction d'un bateau neutre n’offrant aucune résistance.

La chancellerie allemande parlait de tout dans ses notes sauf des principes qui constituaient la base du litige. En même temps elle usait de manœuvres souterraines pour corrompre l'opinion publique. Toutefois, l'opinion américaine était inaccessible aussi bien aux menaces qu'aux tentatives de corruption. Les germains

américains méconnaissaient les devoirs que leur impo-

saient l'hospitalité et la liberté dont ils jouissaient en Amérique et suggestionnés parles agents diplomatiques allemands commettaient sans cesse des attentats à la propriété et à la vie de leurs bienfaiteurs, les uns. par des tentatives incendiaires contre les maisons américaines fabriquant des munitions, d’autres en provoquant des grèves parmi les ouvriers métallurgistes, d’autres en confectionnant de faux passeports, en organisant l’esplonnage et en installant des stations

de télégraphie sans fil pour renseigner les sous-

marins. Enfin il s’est trouvé un allemand qui pénétra dans la résidence d'été de M. Pierpont Morgan, chef de la grande banque américaine et le blessa grièvement

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