‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 58 sur 853 · ŒUVRE DE D'ALEMBERT · texte numérisé non relu

ŒUVRE DE D'ALEMBERT

Plus tard il fut chargé de collaborer avec Diderot dans L'Encyclopédie où il publia plusieurs articles sur des questions scientifiques de même que sur la littéra ture. Dans le but de donner une méthode à L’'Encyclopédie, d’Alembert redigea le discours préliminaire où il a tracé letableau des connaissances humaines et montré le progrès général dans le progrès partiel dechaque science. Ensuite il passe en revue les grandes conquêtes du dernier demi-siècle. Jamais on n’avait vu un tableau philosophique d’une telle vigueur et d’une intelligence si facile, sans déclamation et sans étalage scientifique.

En 1754 il fut élu membre de l’Académie française et en 1772 il devint secrétaire perpétuel de cette compagnie. Les belles qualités morales qui le distinguaient. comme philanthrope, lui avaient valu l’admiration générale, mais, sa modestie était telle, qu'il refusa l'offre de Frédéric le Grand de le nommer président de l’Académie des Sciences de Berlinet qu’ilrésistaauxinstances de Catherine II de Russie qui désirait lui confier l’éducation de son fils. Ayant appartenu à l’école sensualiste sous la présidence de Condillac, 1l était naturellement défenseur de la libre pensée contre les dogmes catholiques, bien qu'il n’ait jamais cessé d’être déiste comme son ami Voltaire.

Quant à Voltaire et Diderot nous avons donné quelques notices biographiques de leur vie et de leurs œuvres dans le premier tome. Nous nous limiterons

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