DEVANT L'ATTITUDE FERME DE WILSON
machinations ténébreuses sur l’opinion générale du peuple américain, changea de tactique. Il essaya de
faire intervenir le Pape en faveur de Parrangement du P 8
conflit germano-américain. Ce dernier adressa un message au président Wilson par l’entremise du cardinal Gibbons, qui, en le remettant, analysa la situation de tous les belligérants et les terribles conséquences pouvant en résulter au point de vue humanitaire. Cependant, . M. Wilson fit comprendre à son interlocuteur linutilité de son intervention dans un pareil moment, car 1l s'agissait d'assurer le triomphe de la cause du droit et de la liberté des peuples, ce qui ne pourrait être atteint que par le triomphe des armes. Toute intervention au nom du sentiment religieux ou moral avant que l’heure opyortune n’eût sonné, devait nécessairement échouer.
Dans la situation embarrassante où il se trouvait, le souvernement impérial n'osait ni avancer n1 reculer dans ses concessions relatives à ses méthodes brutales dans la guerre sous-marine; car dans le ministère allemand il y avait deux courants d'opinion opposés ; le chancelier von Bethmann Hollweg était d'avis qu'étant donné, d’une part, que l'Allemagne, malgré les crimes les plus odieux commis par ses sous-marins, n'était point parvenue à terroriser l'Angleterre ni à disputer efficacement la maîtrise de la mer aux Alhés,
et que ces procédés luiavaient valu la perte des sympa-
thies dentelle jouissait chez les neutres, et, d'autre part,