COMPLICITÉ DE L’AMBASSADEUR AUTRICHIEN DANS
en raison du sacrifice sans profit d'un matériel considérable de sous-marins, sans parler de la déchéance qu’une pareille attitude ferait subir à l'Allemagne en tant que nation civilisée, il vaudrait mieux renoncer à ces procédés ; tandis que l’amiral Van Tirpiz, qui était le créateur de cette déplorable méthode de piraterie sur mer maintenait son opinion de continuer les mêmes procédés, et si cela était possible, avec plus d'intensité encore.
L'empereur, qui hésitait devant une rupture éventuelle avec les Etats-Unis, se décida à accepter la retraite de l’amiral motivée par des raisons de santé. Malheureusement, le temps ne tarda pas à démentir l'assurance formelle donnée par le gouvernement impérial à celui de Washington de ne plus torpiller un navire neutre sans avertissement préalable. A l'heure même où le comte Bernstorff s’efforçait de se concilier le bon vouloir du président Wilson, un sous-marin allemand torpillait (le 4 septembre) le transatlantique Hesperian, allant de Liverpool à Montréal, ayant à bord 314 passagers et 250 hommes d'équipage ; le torpillage eut lieu sans avertissement préalable, ce qui constituait non seulement un nouveau sacrilège contre J’humanité, mais aussi une violation flagrante des pro: messes faites par l'ambassadeur d'Allemagne à Washington au nom de son gouvernement; cela prouve une fois de plus que pour les Allemands la parole donnée n’a pas plus de valeur qu’un traité signé, qui est,