‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 587 sur 853 · DE BERLIN ET CELUI DE WASHINGTON · texte numérisé non relu

DE BERLIN ET CELUI DE WASHINGTON

tissement. Sur ces entrefaites le comte Bernstorlf eut une entrevue avec M. Lansing au cours de laquelle la question de la bonne foi allemande fut nettement posée. Le secrétaire d'Etat américain établit d’une façon indiscutable que les témoignages des officiers survivants de l’Arabic démentaient formellement les allégations allemandes destinées à justifier la destruction du paquebot sans avertissement. Ou bien, dit-il, il y eut un manque de loyauté de la part du gouvernement allemand, ou bien le commandant du sous-marin qui torpilla l’Arabic a trompé son propre gouvernement. Le comte Bernstorff fortement impressionné par cette déclaration énergique du secrétaire d'Etat américain promit de transmettre à son gouvernement les déclarations de M. Lansing, ce qui obligeait à laisser les choses en suspens jusqu’à l’arrivée de la réponse du gouvernement allemand, mais en aucun cas le président Wilson ne permettrait désormais au gouvernement allemand de tergiverser. Il serait forcé de déclarer formellement, s’il était [disposé à renoncer définitivement à ses procédés de piraterie sur mer ou s’il s’obstinait à persévérer dans ses pratiques criminelles. En attendant, le gouvernement de Vienne rappelait son Ambassadeur le D' Dumba de Washington. Il va de soi qu’il perdit son poste d’Ambassadeur, non pas parce qu'il agissait contre les instructions de son gouvernement, mais plutôt pour avoir manqué d’habileté en ne dissimulant pas mieux son jeu. En même

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