AU GOUVERNEMENT D’AUTRICHE
. Congrès, il prononçait un violent réquisitoire contre les américains nés sur un autre sol qui, infidèles à leurs serments et ne se souvenant que de leur patrie!d'origine, avaient formé des complots pour détruire les propriétés des vrais américains et qui ne se faisaient pas'de scrupules pour trahir leur patrie adoptive en servant d’instruments aux intrigues étrangères. « Au nom de l’honneur du pays et du respect qui lui est dû », M. Wilson demandait au Congrès des armes pour pouvoir éliminer de la nation des éléments qui l’empoisonnaient et la discréditaient. Cette sévérité de langage fut non seulement approuvée par l’unanimité du Congrès, mais un grand nombre des journaux américains réclamèrent la remise des passeports à Bernstorff, le véritable chef de cette organisation criminelle sur un sol étranger.
On aurait pu croire qu’une réclamation aussi énergique de la part du cabinet de Washington auprès du gouvernement de Vienne produirait sur celui-ci un effet décisif ; loin de là.Agissant de concert avec son alliée la Prusse, il adopta même un ton assez impertinent, faisant remarquer d’abord au gouvernement fédéral qu’il n’était pas d'usage diplomatique d’invoquer des pièces adressées à des tiers et qui n'avaient pas été communiquées officiellement. Ensuite, tout en déclarant les réclamations du cabinet de Washington injustifiées, il soulevait une série de remarques d'ordre juridique destinées à donner lieu à des controverses et à éterniser le débat. Le président Wilson en réponse à cette note