L'AUTRICHE ET L'ALLEMAGNE*PROMETTENT
‘tendancieuse adressa au cabinét de Vienne un UMimatum très laconique ne laïssant à l’Autriche-Hongrie que le choix entre l’acceptation complète de sesréclamations ou la rupture définitive. Le cabinet de Vienne, après huït jours de réflexion, donna satisfaction aux-Etats- Unis sur tous les points. | Letorpillage de l’Ancona fut désavoué, le capitaine du sous-marin fut puni pour ne pas avoir obéi à Pesprit des instructions qu’il avait reçues, et une indemnité aux victimes de ce naufrage fut accordée. Cependant, le gouvernement autrichien ne donnait aucune garantie pour l'avenir. En effet, quelques jours après, un nouveau crime de même nature était commis par un sous-marin allemand contre un bateau de commerce anglais, le Persia qui ajoutait à la liste des assassinats austro- ‘allemands 250 nouvelles victimes, parmi lesquelles se trouvaient trois Américains, dont le Consul des Etats- Unis à Aden. La destruction du Persia sans avertissement préalable mit le comble à l’indignation de lopinion générale aux Etats-Unis et contribua à faire penchér encore davantage le gouvernement et le peuple américain du côté des alliés. La réclamation énergique faite par M. Wilson au gouvernement allemand eut cette fois-ci un résultat plus favorable: l'Allemagne promit aux Etats-Unis de ne pas torpiller des navires de commerce dans la Méditerranée sans avertissement préalable. Le comte Bernstorff annonça également que V'Allemagne payerait une indemnité aux victimes de la