CONTINUENT DANS LA MÉDITERRANÉE
c'est pourquoi elle tâächa de louvoyer entre deux écueils. Après quelque hésitation, la chancellerie allemande se mit à la recherche d’une formule lui permettant de faire une concession transactionnelle, sans toutefois s'engager dans un désaveu du principe justifiant la guerre sous-marine. Les casuistes allemands n'ont pas tardé à trouver la formule désirée, elle consistait à affirmer que le sous-marin n'avait pas causé intentionnellement la mort des Américains se trouvant à bord de /a Lusitania : le torpillage était simplement un acte de représailles qui ne devait pas s’exercer au détriment des neutres.
Bien que cette déclaration ne satisfit pas complètement le président Wilson, le gouvernement américain, n'étant pas encore prêt pour la guerre, continua à échanger quelques notes avec le cabinet de Berlin et le litige était sur le point de se terminer pacifiquement lorsque survint tout à coup une nouvelle complication du côté de l’Autriche, à l’occasion du torpillage du Prétrodit, qui avait des américains à bord. M. Lansing envoÿa de suite une note à Vienne exigeant des excuses, la punition du capitaine et une indemnité pour Les avaries causées à ce bateau et à deux autres navires américains, Victimes des violences des pirates. D'autre part, le gouvernement allemand adressait une note au gouvernement américain et aux Etats neutres annonçant la résolution de l’Amirauté impériale de traiter comme des belligérants les navires de commerce armés pour