LES AILIÉS DÉCIDENT D'ARMER
quelque cause que ce fût. Comme les Allemands avaient maintenu en son temps,malgré les preuves du contraire, que la Lusitania était armée, les promesses faites ultérieurement au président dot devenaient aussi 1llu- : soires que tous les autres engagements antérieurs. Il est donc logique de penser que les alliés firent à cette uouvelle note allemande de même qu'aux autres, l’accueil qu’elle méritait, et qu’ils poursvivirent l’armement des navires de commerce, celui-ci étant le seul moyen de les défendre contre les sous-marins et contre les actes de piraterie allemande. Toutefois le président Wilson fit demander aux Alliés s’ils voudraient renoncer au droit d'armer des navires de commerce, en échange d’une pratique plus humanitaire de la guerre navale des impériaux. Mais les alliés déclinèrent cette proposition ayant des raisons solides pour ne pas se fier aux promesses mensongères des germains et doutant de l’efficacité d’un arrangement quelconque avec un ennemi aussi perfide ; ils craignaïent d’autre part qu'une telle concession de leur part ne servit à leur ennemi de base juridique pour commettre de nouveaux attentats criminels.
À Ja suite du refus des alliés de se prêter à une telle manœuvre, les germains menacèrent de nouveau de torpiller sans avertissement préalable les bateaux marchands. Ce nouveau procédé de chantage produisit chez certains membres du cabinet de Washington une telle indignation que M. R. Garrison, ministre de la Guerre