‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 618 sur 853 · L'ALLEMAGNE ENVOYA UNE NOUVELLE · texte numérisé non relu

L'ALLEMAGNE ENVOYA UNE NOUVELLE

prendre patience aux Etats-Unis; mais la lente élaboration de la réponse allemande éveilla les soupçons des Américains, déjà convaincus de ce qu’on ne pouvait

rien attendre de la loyauté et de la sincérité d’un

peuple qui bravait systématiquement toutes les lois morales et les conventions internationales, De son côté la chancellerie impériale, en vue de la décision du gouvernement de Washington et de l'appui de l'opinion du peuple américain, se demandait s'il ne vaudrait pas mieux se résigner pour le moment à céder aux Etats- Unis et elle conseilla à PEmpereur de ne pas brandir son épée étincelante quelque peu ébréchée par deux mois d’'impuissants combats devant Verdun. On commença d’abord par préparer la presse, lui recomman: daut de masquer une humiliation, qui équivalait à un

aveu de défaite. La pressé ne manqua pas de faire res-.

sortir les inconvénients d’une rupture avec une puissance dont les forces navales rendraient plus eflicace encore le blocus des alliés et qui, en séquestrant les biens des germains américains, rendrait impossible leur concours ultérieur. Cependant, la concession du gouvernement allemand, loin d'être franche et sincère, renfermait le germe du mensonge et de la mauvaise foi. C'est une reculade forcée et honteuse que la chancellerie allemande voulait couvrir par une de ses arguties diplomatiques habituelles. Elle était bien disposée, dit-elle, à renoncer à la guerre sous-marine, mais elle prétendait que le président Wilson, en échange de son

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