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LA RÉÉLECTION DE WILSON A LA PRÉSIDENCE

commerce des Américains seraient assurés. Par conséquent l'Allemagne n’aurait rien à gagner avec le changement de Président, et le réveil de la guerre sousmarine aurait pour conséquence une rupture des relations diplomatiques entre elle et les Etats-Unis. Néanmoins, la Chancellerie impériale, bien qu’elle hésitât à couler les bateaux de commerce et les paquebots dans l’Atlantique, pour ne pas s’exposer à une collision avec les Etats-Unis, persista dans la pratique du torpillage des bateaux neutres, dans la mer du Nord, dans la Baltique et dans la Méditerranée faisant payer un lourd tribut aux armateurs norvégiens, danois, suédois et hollandais de même qu'aux espagnols, dont les gouvernements impuissants à se défendre, se contentaient d’une protestation plus ou moins énergique.

On aurait cru que les provocations insolentes des Teutons donneraïent lieu à une intervention de la part du président Wilson, qui avait déclaré dans ses notes qu'il défendait non seulement les droits de ses compatriotes mais aussi ceux de l'humanité. Le silence du président était d'autant plus surprenant que de tout le continent américain affluaient les preuves de sympathie les plus expressives pour les Alliés de l’Entente et des protestations indignées contre les atrocités germaniques. C’est ainsi que les banquiers Schwab et Rockefeller organisèrent une souscription gigantesque qui produisit 650 millions de francs, destinée aux orphe-

lins français de la guerre. D’un autre côté, l’ancien

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