DEMANDANT LEURS BUTS DE GUERRE
parce qu’elle se condamnerait en les portant à la connaissance du public. Cependant, la chancellerie allemande répondit au président Wilson ; mais sa réponse se bornait à répéter la proposition de Bethmann-Hollweo qui invitait les alliés à une conférence dans une capitale neutre pour causer sur les conditions de la paix sans faire aucune indication sur la base à étaolir comme point de départ, et elle n’apportait aucune lumière n1 sur les buts de la guerre de l'Allemagne ni sur ses idées relatives à l’organisation de l’Europe. C’est ainsi que la réponse allemande était plutôt d’un caractère négatif, car elle semblait ignorer la note américaine.
En échange, la réponse des puissances de l’Entente portait sur tous les points soulevés dans la note du président Wilson. Elle commençait par constater que c'était l'Allemagne qui avait voulu la guerre. Elle avait préparée, préméditée et provoquée. C’est elle qui avait envahi la Belgique sans la moindre provocation, alors qu’elle prétendait rejeter sur les alliés la responsabilité de la guerre et se proclamait victorieuse. Par cette double atteinte à la vérité elle frappait de stérilité toute tentative de négociation. D'un autre côté, au lieu de répondre nettement à la demande de M. Wilson sur ses buts de guerre, elle prétendait engager avec les puissances de l’Entente des négociations, tandis que ceux-ci à l'envers de l'Allemagne déclaraient ouvertement dans leur réponse à la note de M. Wilson
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