LA RÉPONSE DES ALLIÉS EST AFFIRMATIVE
leurs buts de guerre dans les termes suivants : « Pour « Favenir, les ruines causées par l'invasion allemande « en Belgique et en France, les attentats innombrables « commis par l'Allemagne et ses alliés contre les alliés « de l’Entente et les neutres exigent des sanctions, des « réparations et des garanties. Mettre l'Allemagne hors « d’état de recommencer, donner à la paix européenne une « base soustraite au militarisme prussien. » Le dernier paragraphe dela réponse de l’Entente était consacré à la Belgique. « Ce n’est pas sur la parole de l'Allemagne « que la paix, rompue par elle, peut être fondée. Qu'il « s'agisse des Belges invoquant un accord solennel « garantissant leur neutralité ou des autres pays reven- « diquant leurs droits naturels à l'indépendance, les « garanties de l'Avenir ne peuvent être confiées à l’arbi- « traire de ceux qui ont renié leur engagement, violé « les contrats internationaux et méconnu les principes « qui sont les fondements de la civilisation.
Le président Wilson, après avoir lu attentivement les réponses à sa note des deux groupes de belligérants et après avoir bien médité sur la signification de la réponse claire et précise de l’Entente relative à ses buts de guerre et sur le silence gardé à ce sujet dans sa réponse par la chancellerie allemande, se rendit bien compte de la fourberie et de la mauvaise foi de Bethmann-Hollweg lorsqu'il avait parlé de la paix future, Cependant, le président Wilson, animé de sentiments humanitaires, ne voulut pas encore renoncer à