ET DU CHEMIN DE BAGDAD A CONSTANTINOPLE
agression préméditée de l’Allemagne était la dernière goutte d’eau qui fit déborder le verre, la guerre étant devenue inévitable même aux yeux des plus pacifistes d'Amérique. En effet, le secrétaire d'Etat américain fit connaître à la commission des affaires extérieures du Sénat les mesures qu’il préparait en vue de la participation des Etats-Unis à la guerre contre l'Allemagne : premièrement, la coopération militaire sur terre suivant la méthode de l'Angleterre, deuxièmement, la coopération militaire sur mer en mettant la flotte au service de la marine marchande et froisièmement, la participation du frêt américain aux transports interalliés, Wilson demanda en même temps au Congrès de Washington le 2 avril de déclarer que l’état de guerre existait entre les Etats-Unis et l'Allemagne et de voter les lois qui assuraient la coopération de l'Union avec les gouvernements de l’Entente. « Notre coopération, dit-il, com- « prendra la mobilisation de toutes les ressources « matérielles, l'équipement complet de la flotte, surtout « dans le but de combattre les sous-marins ; l’addition « immédiate d’un demi million d'hommes à notre armée « actuelle. Quant au but de cette guerre, nous nous « proposons de défendre les principes de la paix et de « Justice du monde contre une puissance égoïste et « autocratique’»., En même temps le président Wilson déplorait cette guerre, « causée par les dirigeants de «la politique allemande dans un intérêt dynastique « sans que les peuples germains et autrichiens soient