LA POLOGNE RUSSE RÉCLAMAIT SES ANCIENNES
cien.royaume de Pologne qui ne se contentaient pas d’une Pologne réduite au grand duché de Varsovie ; ils réclamaient au moins les anciennes provinces de Lithuanie que le Tzar avait laissées en dehors. En outre, les libéraux accusaient de leur côté le gouvernement de violer la Charte de 1815, en destituant les juges inamovibles, en faisant arrêter les membres de la Diète, en soumettant les livres à la censure, en fermant les écoles primaires. La Diète essaya d’avertir le Tzar de l’état anormal de leur situation. Celui-ci repondit que ses sujets devaient avoir une confiance illimitée dans ses principes de moralité chrétienne et si la Pologne ne se montrait pas satisfaite du régime dont elle était oratifiée, elle serait menacée dans son existence. Ce refus ne fit qu'irriter davantage le patriotisme polonais et donna lieu à la formation de sociétés secrètes et à un mouvement révolutionnaire. Ce qui vint encore empirer la situation de la Pologne en 1825, ce fut la mort d'Alexandre et son remplacement par son frère cadet Nicolas Ier, esprit rétrograde et ennemi du libéralisme européen. Son avènement au trône ne mécontenta pas seulement les libéraux polonais, mais aussi les libéraux russes qui, de connivence avec plusieurs officiers de l’armée, se soulevèrent au cride : Vive Constantin et la Constitution ; mais ce soulèvement fut bientôt maîtrisé et eut pour conséquence une répression féroce, et la mise en vigueur d’un régime absolutiste tant en Russie qu’en Pologne. Ce nouveau régime provoqua la