‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 68 sur 853 · LA DECOUVERTE DE LA VACCINATION · texte numérisé non relu

LA DECOUVERTE DE LA VACCINATION

. e L L3 e ù LJ J LA des hésitations du public français offrit de donner un prix de douze cents livres à celuiqui présenterait un seul cas où la petite véroile se serait manifestée après l’inocu-

lation du virus et obtint du roi l’autorisation d’inoculer

les élèves de l’école militaire (1779).

En attendant, un médecin anglais, Edouard Jenner observa que ceux qui trayaient les vaches atteintes de cowpor, soit de.pustules sur le pis, restaient indemnes de la petite vérole au point que même l’inoculation de la variole n’exerçait aucun effet sur eux. Il multiplia ses observations et en 1796 il publia une brochure à ce sujet établissant comme un fait démontré l’action préventive de la vaccination du cowpox contre la variole, procédé qui fut accepté et pratiqué ensuite avec succès dans tous les pays civilisés.

L'esprit philanthropique propagé avec ardeur par les Encyclopédistes finit par pénétrer dans toutes les classes sociales et les œuvres de philanthropie augmentaient

de plus en plus non seulement en France mais aussi

dans d’autres pays d'Europe. C'était précisément Îa grande force morale des Encyclopédistes d’avoir remplacé l’ancienne charité chrétienne par la Philanthropie, soit par l’amour de l’homme, reconnaissant la bienfaisance non comme une charité mais comme un devoir de la fraternité humaine. En résumé, on peut dire que le xvrrre siècle fut le siècle d’or pour la France.

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