LES MATIÈRES COLORANTES EXPLOITÉES
colorantes, que les Allemands ont su monopoliser pendant un grand nombre d’années et qui leur ont permis de s'enrichir aux dépens d’autres peuples d'Europe, gràce à leur esprit d'organisation industrielle associé à leurs capacités techniques et aux connaissances ch1miques des hommes chargés de la direction de leurs usines. Voici l’histoire de l'évolution industrielle des matières colorantes en Allemagne :
Autrefois les matières colorantes étaient tirées en majorité du règne végétal et parfois du règne animal. C’étaient le bois de campêche, le fustel, le quercitron, la garance, le cachou, l'indigo et la cochenille. En 1845, on commença à employer chez Guinon, à Lyon, un produit de goudron, l’acide picrique pour teindre la sole en jaune. Ce n’est qu'en 1856 que Collas fabriqua, pour les besoins de la parfumerie, de la Mitrobenzine extraite du goudron de houille, au’il transforma ensuite en aniline. Dans la même année, un chimiste anglais nommé Perkin en dériva par oxydation un colorant violet, Alors les savants et les industriels français se mirent à la tête des recherches sur les matières colorantes dérivées de l’aniline. Vergin fabriqua ia Fuchsine à la teinturerie Renard et Franc de Lyon. En 1861, Girard et de Laïre découvrirent par la réaction de la fuchsine sur l’aniline les premières matières colorantes bleues qu’on appelait les bleus de Lyon. En 1862, Cherpin lançait le vert solide à l’aldéhyde, en 1866, Lauth découvrait successivement le violet de