‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 697 sur 853 · CHIMISTES FRANÇAIS · texte numérisé non relu

CHIMISTES FRANÇAIS

apporté, si besoin était, quelques modifications, le renvoyait au premier laboratoire pour y être examiné de nouveau et perfectionné. Pour se rendre bien compte des moyens dont disposait l’industrie des matières colorantes en Allemagne, il suflit d'attirer l'attention du lecteur sur les données suivantes : La Badische Anilin und Soda Fabrik de-Ludwigshafen dispose d’un capital de 430 millions de marks et occupe 10.000 ouvriers,

500 employés et 850 chimistes. Une autre fabrique

appelée La Hoechsier Farbwerke, ci-devant Meister Lucius und Brüning de Hoechst-sur-Mein travaille avec un capital aussi élevé et occupe 7.000 ouvriers, 900 employés et 300 chimistes. L’Aktien Gesellschaft für Anilin Fabrication à Berlin, au capital de Mk. 141.000.000, la fabrique Bayer et Cie à Elberfeld, au capital de Mk. 430.000.000 et la fabrique de couleurs de Casella et Cie à Mainkur près de Francfort-sur-Mein ne leur cèdent guère en importance.

Il y a encore en Allemagne une dizaine d’usines de matières colorantes de premier rang qui se servent pour la production, non seulement des dérivés du goudron de houille, mais encore des acides qui aident à transformer les carbures extraits du goudron, tels que les acides nitrique, sulfurique, chlorhydrique, acétique, etc. Tous ces établissements, bien qu'indépendants dans leur administration et dans leurs bénéfices, se sont solidarisés quant aux prix et à la concurrence avec les industries étrangères, grâce à quoi leur expor-

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