Kant, Der Streit der Fakultaeten, 1798, Berlin. Il
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822 L'ÉTATISME FRUSSIEN APPUŸÉ PAR
catrice. L'Etatisme prussien subit un temps d'arrêt dans son développement à la suite de la Révolution française et de la déroute de la Prusse dans la bataille d’'Iéna, maïs il reprit son essor après la chute de l'Empire et la victoire de Blücher à Waterloo. Dès Jors, l’Etatisme s’est revêtu du manteau du germanisme qui arrivait à son apogée grâce au prestige de l’enseignement de Hegel qui lui donnait un sens nouveau et un caractère divin ; l'Etat, qui était jusqu'alors un symbole d’une discipline sociale, devint Etat-providence, représenté par le souverain. Hegel conçoit l'Etat prussien comme la réalité de l’idée morale, et pour lui, sa force, basée sur l’organisation et la discipline représente la preuve positive d’une création divine. D'après l'historien Treitschke, Hegel a démontré scientifiquement l'énergie de l’idée allemande c’est-à-dire sa culture, qui est appelée à dominer tout le monde ; c’est une idée absurde et qui dépasse les bornes de toute intelligence de vouloir germaniser l’évolution de la raison hnmaine et de la morale chrétienne. En effet, après la mort de Hegel, les intellectuels allemands s'étaient divisés en deux camps, les libéraux et les orthodoxes, les uns aspirant à l'unification nationale sur la base de la liberté politique et sociale et les autres, sur la base de la force et de l’absolutisme militaire. La lutte qui s’est engagée entre les deux partis fut bien âpre et le chemin que le parti libéral dut parcourir était hérissé de difficultés tellement grandes