LES CLASSES OUVRIÈRES APPUYÈRENT
ses voisins. C’est pourquoi le gouvernement impérial n'a jamais rencontré dans le Reichstag un parti ni des voix éparses d'opposition à ses projets de guerre et d’invasion de la Belgique et de la France, projets prémédités depuis longtemps, avec la circonstance ageravante que pour sauver sa responsabilité le gouvernement impérial eut l’hypocrisie de jouer le rôle de victime, prétendant que la guerre lui fut imposée, et qu’elle était pour l’Allemagne une guerre défensive. Toutefois, les documents officiels austro-allemands et les révélationsfaites par les journaux officieux allemands tels que la Deutsche Politik et la Gazette de Francfort prouvent que la guerre de l’Autriche avec la Serbie a été décidée longtemps avant l'attentat de Serajevo et et que la campagne de presse austro-allemande de juillet 1914 contre la Serbie pour crier vengeance, n’a été qu'une mise en scène destinée à cacher la préméditation de la guerre. Ce fut le 5 juillet 1914 que l'ambassadeur d'Autriche déjeuna chez Guillaume II sans témoins et qu'après le déjeuner il lui remit une lettre autographe de François Joseph accompagnée d'un memorandum rédigé à Vienne, avant l'assassinat des Archidues, par les conseillers de la Couronne,Comte Berchtold,Sturgkh Tisza et le maréchal Conrad de Hoetzendorit et qui avait pour but, selon la déclaration de M. Bauer, secrétaire d'Etat aux affaires étrangères de l'Autriche républicaine, d'exposer aux deux Empereurs la nécessité de la guerre avec la Serbie pour l’éliminer de l’union des
Ja