L'OPINION DU PROFESSEUR GLEY SUR IA
nement calculé pour démontrer les doctrines et les soi-disant découvertes qui ne reposaient pas sur un fait positif. M. Gley, professeur de Biologie au collège de France, dans un travail publié dernièrement sous le titre Science et Savants (1) se prononce à ce sujet dans” les termes suivants : « Les savants allemands, chez qui
prédomine l'esprit déductif, manquent de sens critique et font alors des systématisations ; de plus, les tendances métaphysiques sont très fortes chez eux, comme chez tous les penseurs de leurs pays. N'est-il pas curieux de remarquer à ce propos le peu d’influence qu’a exercé en Allemagne la doctrine positiviste? Jamais elle n’y a pénétré la pensée philosophique ni la science aussi profondément qu’en Angleterre et en France. Ne serait-ce pas parce que la métaphysique y exerce toujours un réel empire non seulement sur les sciences morales et sociales, . mais aussi sur les sciences de la nature ? On a souvent
. donné des preuves, le défaut d’esprit critique leur a “fait établir trop facilement des lois naturelles basées
sur des relations insuffisamment étudiées et sans que les expériences de contrôle nécessaires aient été
effectuées: et le besoin de systématiser augmente
encore cette facilité à accepter comme démontré ce qui ne l’est pas. Quant à la tendance métaphysique,
. c’est elle qui a conduit tant de penseurs allemands à
1. E. Gley, Les Allemands et la Science, p. 190. Paris, Félix Alcan.
ET L'Aut d … créé