FURENT TOUJOURS VICTIMES DE LA FORCE BRUTALE
commandée et disciplinée que le peuple romain. Le fait est que Rome depuis son origine jusqu’à sa fin est parmi les peuples de l’antiquité le premier et le seul, qui ait érigé en principe le droit de conquête pour élargir ses frontières aux dépens de ses voisins. Ses gouvernants ne se sont pas contentés de s'approprier par la force de vastes territoires étrangers ; ils considéraient les habitants des pays conquis comme étant également leur propriété et en conséquence, s’arrogèrent le droit de disposer de leurs personnes et de leurs
biens. Basés sur ce principe ils se rendirent maîtres de toute l’Europe et d’une grande partie de l’Afrique et de l’Asie. Malheureusement, ce régime de militarisme effréné stimula l’ambition de quelques généraux et amena la guerre civile, l'anarchie militaire et la corruption des mœurs, pour aboutir à la dissolution de l’empire romain même, par sulte de l'invasion des barbares du Nord, qui n'étaient autres que les ancêtres des germains actuels d’origine asiatique, qui, bien que gou-
vernés par des rois, conservaient leur indépendance
individuelle et ne vivaient que de la guerre, comme des hordes incultes, ne pensant qu’à détruire l’œuvre des Romains, leurs monuments et leurs musées d’art, à brûler les villes et à dévaster les campagnes. Cet état de choses se prolongea jusqu’au vrr° siècle, lorsque le roi des Francs, Pépin le Bref, fut consacré par l'Eglise et ses sujets se convertirent au catholicisme.
Le plus puissant des rois barbares fut Charlemagne;