AUX PROGRES DE LA SCIENCE AU XVII® SIÈCLE
effet, il démontra que le seul moyen d'arriver à la vérité c'est d'observer la nature non seulement dans les phénomènes qu’elle présente à nos regards, mais encore dans ceux qu'on peut découvrir par la voie de l'expérience. Son esprit ingénieux embrassa intuitivement le cercle de toutes les connaissances humaines et lui fittoucher du doigi les grandes découvertes faites plus tard par Galilée, Torricelli et Newton dans son novum organum. Il a brillé non par les découvertes faites par lui mais plutôt par la méthode qu'il a révélée et exposée dans tous ses détails, traçant les règles qui devaient servir à faire des découvertes. C’est par la méthode d’induction qu'il se propose de monter des faits aux lois et de descendre des lois aux applications pratiques. Les philo-
sophes qui se formèrent à l’école de Bacon sont Hobbes
et Locke, mais chacun d’eux a suivi une voie distincte de celle du maître et a établi un nouveau système philosophique bien caractéristique dela mentalité anglaise.
Parmi les hommes supérieurs de l'Angleterre qui ont brillé au xvrr° siècle dans le domaine de la Science figure au premier rang William Harvey qui s’était consacré à l’étude de l’anatomie sous la direction de l’anatomiste italien Aguapendiente. À son retour en Angleterre il fut nommé professeur d'Anatomie au collège royal des médecins où à la suite de longues recherches et de nombreuses expériences il réussit à découvrir la circulation générale du sang. Bien que longtemps avant lui Servet et Colombo eussent déjà émis cette opinion, ce n'était