‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 817 sur 853 · CONTRE LA DURETÉ DE L'ARMISTICE · texte numérisé non relu

CONTRE LA DURETÉ DE L'ARMISTICE

ser la nouvelle situation, publia les rapports que le comte Lerchenfeld, représentant de la Bavière à Berlin envoyait à son gouvernement à l’approche du conflit. Dans un deses rapports 1l rend compte du fait suivant: Le comte Hoyos, chef de cabinet du comte Berchtold en Autriche, s’était rendu à Berlin avec une lettre autographe de l'Empereur François-Joseph, lui conférant pouvoirs si étendus qu’il fut autorisé à entamer avec la Belgique des pourpalers pour son entrée dans la Triplice; ensuite, il établit que le gouvernement allemand avait connu dès le début les intentions de l’Autriche-Hongrie et qu’il avait été renseigné d'avance sur le contenu de l’Ultimatum destiné à la Serbie, ce qui n’a pas empèché le chancelier Bethmann Hollweg de déclarer dans le livre blanc : « Nous n’avons pris aucune part aux préliminaires. » Ce fut également Jagow, ministre des Affaires étrangères du gouvernement allemand qui déclara le 21 juillet 1914 à M. Cambon, Ambassadeur français à Berlin qu'il ignorait absolument le contenu de l’Ultimatum envoyé à la Serbie par le gouvernement d'Autriche. Les documents publiés ensuite ont démontré que non seulement le gouvernement de Berlin avait connu et approuvé les intentions du gouvernement de Vienne, mais qu'il l'avait même trouvé trop hésitant et l'avait poussé si vivement à la guerre qu’on en était presque gêné à Vienne. Le comte Lerchenfeld atteste en même temps que l’Allemagne était résolue à violer la neutralité belge, coûte que coûte; car l’Etat-Major

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