LE GOUVERNEMENT ALLEMAND PROTESTA
les propriétés privées, des villes et des villages tant en Belgique qu'en France, surtout dans cette dernière, ils n’hésitaient pas à brûler les champs, à dévaster les forêts, à inonder les mines et à emporter les machines nécessaires à l'industrie, à couper les ponts êt à rendre les routes impraticables. Quelques jours après la conclusion de l'armistice la commission allemande réclama un adoucissement des conditions trop dures de l’armistice, autrement le peuple allemand, surtout les femmes et les enfants seraient victimes de la famine et de l’anarchie sociale ; mais le maréchal Foch,considérantla question au point de vue militaire, refusa net les prétentions allemandes, lesquelles d’après lui étaient dépourvues de base sérieuse. Alors, le Gouvernement de Berlin protesta contre la dureté des conditions de l'armistice, sans vouloir se rappeler les conditions de paix imposées par
lui dans le traité de Bucarest à la Roumanie et celles
imposées à la Russie dans le traité de Brest-Litowsk. De plus, le gouvernement de la République allemande composé de socialistes et de social- démocrates, loin de mettre en accusation les hommes de l’empire pour leurs actes criminels et de faire la lumière sur le passé pour limiter la responsabilité du peuple allemand, s’est servi des mêmes hommes de la monarchie pour diriger les affaires de l'Etat.
Ce n’est qu'en Bavière qu'il se trouva à la tête du gouvernement,homme de convictions Kurt Eisner,lequel persuadé que la sincérité était le seul moyen de favori-
HUE ME RE AMEN Le CURE