RÉUNION DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE
dans les capitales des Etats confédérés telles que Leipzig, Brême, Hambourg et Kœnigsberg,son succès à l’'Assemblée nationale valut au gouvernement la réélection d'Ebert comme président de l’Etat allemand ; elle fut inaugurée par une allocution du président de l’Assemblée dans laquelle il constatait la capacité du président d'Empire de tenir d’une main ferme le gouvernail du vaisseau de l'Etat. Grâce à lui, l'Allemagne n’avait pas suivi le sort de la révolution russe et le nouveau ministère se composait d'hommes des différents partis avec Scheidemann comme président du conseil, le comte Brockdorff Rantzau comme ministre des Affaires étrangères et Reuss comme ministre de l'Intérieur. Toutefois le parti populaire ne cessait pas d’attaquer Erzhberger qu’il accusait d’avoir signé la convention navale malgré la protestation énergique des personnes compétentes et d’avoir livré le charbon à l'ennemi aux dépens des consommateurs allemands. Erzberger n'eut pas de difficulté à se défendre contre des attaques aussi peu fondées. Il commença par déclarer qu’au moment de se charger de la présidence de la commission de l'armistice, il reçut un radio du commandement suprème allemand demandant des adoucissements sur neuf points, mais contenant à la suite la phrase suivante : Sivous ne réusissez pas à obtenir d'adoucissement sur ces points, il faudra signer quand même ». Il ajouta en outre que sur les questions économiques et navales, de longues discussions eurent lieu avec des
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