ASSASSINAT DU PRÉSIDENT BAVAROIS
experts techniques des différentes branches, mais qu’il s'était opposé au maintien de M. Hugo Stinnes comme expert, parce qu’il était trop connu comme ayant pris une grande part dans l'exploitation de la Belgique et avoir été un des principaux auteurs des déportations des ouvriers belg.s sans travail, avec la circonstance aggravante, que l'union des industriels allemands de l’acier déclara que si son représentant n’était pas parmi les experts allemands, elle n’enverrait pas de remplaçant.
Le parti catholique du centre, loin de se décourager, accentua encore son opposition au point que le jeune comte d’Arco-Valley, lieutenant de l’ancien corps de la garde tira deux coups de revolver sur Kurt Eisner, président de la République de Bavière, qui expira immédiatement. Quant au meurtrier il fut blessé mortellement par un matelot et le ministre Auer, au moment de faire l'éloge funèbre de son collègue et adversaire politique, fut lui aussi, grièvement blessé par des coups de feu partis d’une tribune. Tout cela prouve l'exaspération du parti clérical et aristocratique contre l'influence d’un honnête homme inspiré par l'amour de la justice et de la vérité, bien qu’exagéré dans son idéal, et ayant eu le courage de dénoncer les crimes commis par les militaires pendant la guerre ainsi que la responsabilité de l'Allemagne dans le déchaînement. de la guerre mondiale.
A la suite de l'assassinat de Kurt Eisner la révolu-