LA RIGUEUR DE L'ARMÉE RÉTABLIT L'ORDRE PUBLIC
« rieur. D’un côté le blocus ronge nos moelles, et d’un « autre côté, les grèves nous rapprochent de l’abîme. « Des milliers d’Allemands meurent de sous-alimenta- « tion et de manque de travail. C’est le travail seul qui « peut nous sauver. »
En raison de la déclaration de grève générale, quireçut l’appui des conseils des soldats et ouvriers de Berlin, le gouvernement déclara l’état de siège et remit le pouvoir exécutif entre les mains du ministre de la Défense nationale. Il lança en même temps une proclamation à la population de Berlin, l’invitant à s'abstenir de tout acte délictueux et lui rappelant que les délinquants seraient jugés militairement et que toute personne rencontrée dans les rues après 6 heures du soir serait fusillée. En même temps, plusieurs divisions de la nouvelle armée arrivèrent à Berlin et occupèrent certains édifices publics tels que la Reichsbank, le Reichstag et les bureaux de la poste, des télégraphes et des téléphones. Il en résulta que dans les rencontres des troupes du gouvernement avec les grévistes et les émeutiers, elles restèrent maîtresses de la situation et que la répression énergique des troubles de la rue sous la direction de Noske, finit par rétablir la tranquillité, de même à Berlin que dans les autres capitales de l’Allemagne centrale. Alors, le gouvernement de Weimar, dans une entrevue qu'il eut avec les délégués des ouvriers de Berlin leur accorda certains avantages d'ordre économique, mais se réservant tous les droits dans les ques-