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LES CONDITIONS DE PAIX DEMANDÉES PAR LES ALLIÉS

que le gouvernement était disposé à payer. En même temps, le conseil des industriels allemands adressa au président du ministère de l'empire un manifeste protestantcontre la suppression politiqueet économique pour un certain nombre d'années de la rive gauche du Rhin au moyen d’une frontière douanière. Erzberger, notamment se distingua par ses discours excitant le peuple allemand à demander l’évacuation des régions occupées.

La longueur des pourparlers entre Paris et Berlin relatifs au désarmement, aux réparations et à l’occupation de la rive gauche du Rhin contribua à raviver le sentiment national et l’orgueil allemand dans les masses populaires pangermanistes ; aussi, dans les rues de Berlin se multiplièrent les manifestations en faveur d’une paix de justice et contre une paix de violence qui amènerait la haine et l’esprit de vengeance. Il faut convenir que ces proclamations faites au nom du droit et de la justice sonnaient mal dans la bouche des anciens apôtres de la force contre le droit et de ceux qui avaient applaudi au parlement le chancelier qui justifiait l’acte de l'invasion de la Belgique malgré le traité international de neutralité par la sentence populaire « Not kennt kein Gebot » (Nécessité ne connaît pas de loi). Bien qu'au début de la révolution le sentiment populaire eût accusé les chefs militaires et le gouvernement allemand d’avoir trompé le peuple pendant quatre années de guerre, plus tard les hommes de la

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