‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 832 sur 853 · L'ANARCHIE RÈGNE EN BAVIÈRE · texte numérisé non relu

L'ANARCHIE RÈGNE EN BAVIÈRE

révolution manquèrent de consacrer la culpabilité du

gouvernement impérial et des chefs militaires et civils

en préparant et déclarant la guerre. Encore au moment de préparer la paix, les chefs eurent l’impudence de prétendre que la guerre fut imposée à l'Allemagne par les alliés. | |

Les pangermanistes, confondus un instant par la déroute de l'Allemagne, ne tardèrent pas à lever de nouveau la voix,ayant l’air de revendiquer des avantages comme s'ils étaient vainqueurs, prétendant que ce n’était pas l’armée qui avait perdu la guerre, que ce fut le blocus et la famine qui les avait obligés à capituler ; par conséquent ils croyaient avoir le droit d’être traités en égaux. D'autre part, le partirévolutionnaire, appuyé parle conseil central des soldats et ouvriers, accentua son opposition contre le gouvernement régulier et contre l’As-

semblée nationale de Weimar, au point quela république des Soviets fut proclamée à Munich, que la diète pro-

vinciale fut dissoute et que le gouvernement régulier se vit obligé de quitter la ville, de sorte. que les relations entre la Bavière et l'empire entrèrent dans une nouvelle phase; car la première, à cause de sa forme nouvelle de gouvernement ne fut pas admise au Conseil des Etats confédérés. À Berlin même, la grève générale fut proclamée comme protestation en faveur du conseil des soldats et ouvriers et contre le gouvernement

régulier. En vue de cette anarchie sociale, l’Assemblée :

nationale de Weimar vota à une grande majorité :

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