__, OPPOSITION DES CHEFS ALLEMANDS
Parmi les sécurités pour l'avenir figuraient les clauses relatives au désarmement de l'Allemagne sous forme de limitation de son armée et de sa marine, ainsi que de ses armements ‘aussi bien en munitions de guerre, qu’en fortifications sur le Rhin et en fabriques d'armes et de munitions.
Quant aux sanctions, le traité de paix exigeait le jugement devant un tribunal de guerre de tous les chefs civils et militaires allemands, qui s'étaient rendus coupables d’actes criminels, tantôt en donnant l’ordre ou la permission de voleret de piller les populations occupées et d’incendier les villes ou villages sans défense, tantôt en faisant détruire les champs, dépouiller et détruire les usines, tantôt en faisant dévaster les forêts et les routes et inonder les mines, tantôt en faisant déporter les jeunes gens hommes et femmes pour les faire travailler aux champs, tantôt en ordonnant des crimes contre la personnalité humaine. |
Bien que le traité de paix rédigé par les alliés impressionnât péniblement aussi bien le gouvernement allemand que l’assemblée nationale, M. Brockdorff-Rantzau profita du délai de quinze jours pour entamer des négoeiations destinées à obtenir une atténuation des conditions les plus dures et d’établir une entente avec les adversaires sur certains points du traité. A cet effet, il commença par adresser au président de la conférence de la paix une protestation d'ordre général contre Îles conditions de paix, conçue dans les termes suivants: