L'ASSEMBLÉE NATIONALE ACCEPTE LE TRAITÉE
« droit de se soustraire aux conséquences des actes « criminels commis pendant la guerre et doit se rappeler « que ses députés ont voté les crédits de guerre et toutes « les classes sociales ont souscrit aux emprunts de « guerre et ont obéi à tous les ordres de leur gouver- « nement, si sauvages que fussent ces ordres. Il n’y a « pas de doute que si la politique du gouvernement « avait réussi, le peuple allemand l'aurait acclamé avec « autant d'enthousiasme qu'il a applaudi à la déclara- « tion de guerre. »
En résumé, la lettre de Clemenceau s’efforce de - dé montrer que l'Allemagne est responsable, non seulement pour avoir prémédité, préparé et déchainé la guerre la plus terrible qu’enregistre l’histoire, mais aussi pour s'être servi de procédés criminels pour conduire la guerre contre des peuples pacifiques sans aucune nécessité d'ordre militaire. En raison de la persistance de la commission de la conférence de la paix à maintenir intégralement les conditions de paix, le Ministère Scheidemann remit sa démission au président Ebert qui l’accepta et remplaça celui-ci par M. Gustave Bauer, également Social démocrate; le premier acte de son gouvernement fut de demander une prolongation du délai pour la signature de la paix.
Après une discussion qui dura six jours, l'Assemblée nationale de. Weimar finit par voter l'acceptation des conditions de paix imposées par les Alliés dans les