L’ALLEMAGNE PRUSSIFIÉE ASPIRE TOUJOURS
«traité, car une pareille démarche serait équivalente « à l'acceptation librement consentie de ce traité de sa « part, ce qui porterait préjudice à la révision ulté- «rieure de ce traité. Toutefois le gouvernement alle- « mand n’élevera pas d’objection contre le fait que le « traité contient des articles qui paraissent avoir un « intérêt pour la Chine, soit dans leur rédaction « actuelle soit, en cas de révision, sous leur forme « modifiée, »
Cette note prouve de la manière la plus indiscutable que le gouvernement allemand ne se croyait pas légalement lié par le traité de Versailles, ne se considérant que provisoirement soumis à une contrainte par la force des circonstances, à laquelle il se réservait de mettre fin au moment opportun en obtenant la révision du traité. | |
Le gouvernement de Berlin paraît oublier que son consentement à la signature du traité de Versailles était la conséquence naturelle de la perte de la guerre. Les chefs militaires et civils, de même que le parlement avaient pleinement conscience d’être vaincus, au point qu'ils ne faisaient que constater dans leurs discours officiels l'effondrement militaire de leur pays, et considéraient impossible la continuation de la guerre de crainte de disloquer le Reich, jugeant que la signature de la paix était le moindre de deux maux. Le gouver-. nement allemand devrait comprendre que ce furent l’armement à outrance et le manque de respect des.