LE GONIOMÈTRE, LE CHRONOMÈTRE
Falmouth en 1825 pour aller aux Indes, se servant alternativement du vent et de la vapeur et mettant quarante-sept jours pour aller du cap de Bonne-Espérance à Calcutta; un bâtiment hollandais employa le même temps pour aller d'Amsterdam à Curaçao dans les Antilles. )
Nous tenons à constater que les progrès des sciences exactes pendant la première moitié du xix° siècle se distinguaient de ceux du siècle antérieur par leur tendance pratique, par l’application des nouvelles connaissances acquises à l’aide de l'expérience, de l’observation et de l'esprit d'invention de quelques hommes d'élite aux besoins de la vie journalière, au profit de l'industrie et à l'amélioration du sort de la classe ouvrière. On s’est efforcé d'inventer des instruments de précision destinés à vérifier et à consolider les conquêtes scientifiques. C’est ainsi que la découverte du
goniomètre réflecteur, des balances sensibles jusqu’à un
millionnième de milligramme, des chronomètres servant à évaluer des intervalles d'un millième de seconde, a donné une valeur positive aux nouvelles découvertes et a rehaussé le mérite des expériences réalisées à cet effet. Le sphéromètre arrivant à diviser un centimètre de longueur en vingt mille parties, substitue le sens du toucher à celui de la vue pour les menus objets ; le levier du contact est plus puissant encore ; la balance de torsion de Coulomb (1736-1806) mesure avec précision les degrés d’une force imperceptible. Il en est de
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