‹ Évolution, Pronostic et Traitement de la Méningococcémie à forme de Fièvre intermittenteChapitre 14 sur 51 · NU · texte numérisé non relu

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la présence de méningocoque. Une nouvelle hémoculture faite le 5 juin fut de nouveau positive.

Le malade ne fut pas traité par la sérothérapie. La septicémie dura 75 jours.

Résumé. — Septicémie pure. Guérison lente Durée, 15 jours. L'argent colloïdal n’a pas amené d’amélioration. La sérothérapie n’a pas été instituée.

OBSERVATION V (FaroŸ et May), résumée.

Il s’agit d’un malade ayant présenté une septicémie méningococcique (Phémoculture a été positive pour le méningocoque), avec début brusque sans réaction méningée, et accompagnée d’une arthrite purulente. Traitée par le sérum, l’hémoculture est devenue très rapidement négative, mais, alors que tout semblait s'arranger, la température a pris le type de fièvre intermittente quarte. Lhémoculture négative, et: examen du cavum ne montrant plus de méningocoque, on n’a pas refait d'injections de sérum, et au bout de 9 jours de ce cycle fébrile la température retombe, sans aucun traitement nouveau, à la normale, pour s’y maintenir définitivement.

Le malade n’a done eu que 4 clochers fébriles.

Résumé. — Septicémie pure, guérison brusque, durée non ‘précisée dans l'observation. Amélioration transitoire par le sérum, rechute, puis guérison spontanée,

Sur cinq guérisons spontanées, nous voyons que trois fois la cessation des phénomènes morbides est survenue brusquement, deux fois l'amélioration s’est faite plus lentement. D'autre part, nous enregistrons un échec complet du sérum, un échec relatif et trois

cas où la sérothérapie n’a pas été essayée,

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B. — GUÉRISON PAR LE SÉRUM SANS QU'IL SOIT SURVENU DE PHÉNOMÈNE DE CHOC : 1 cas.

OBSERVATION VI (DEBRÉ et RAVINA).

Robert G.., 11 mois. Entre le 28 septembre 1922 à l'hôpital Bretonneau pour état fébrile datant de quinze jours. Rien à signaler dans les antécédents héréditaires et personnels. L'enfant, jusqu'alors bien portant, devient grognon et agité le 13 septembre. Le soir il avait une température de 38°5. Le lendemain, la température monte à 40° et on trouve sur la peau des macules rosées donnant l’impression d’une éruption de rougeole. Cependant il n’y avait pas de Koplick, pas de catarrhe oculonasal, ce qui fait ajourner le diagnostic. Les jours suivants, l’éruption s’efface, la température reste entre 39° et 40°. Puis la température retombe à 37°. :

À partir du 21 septembre, la température prend le type intermittent : 37° le matin, 40° le soir.

Le 28 septembre, à l’entrée, l’examen clinique est absolument négatif, Il n’y a aucun signe méningé, L'enfant paraît seulement faire une poussée dentaire. Les jours suivants, la température continue à osciller, 37° le matin, 40° le soir. La mère, interrogée à ce sujet, dit qu’elle assiste chaque jour à l’élévation de température. Vers 15 heures, l’enfant frissonne, sa peau devient chaude et, vers 18 heures, il transpire abondamment. Dès que la température retombe à 37°, l’enfant va bien et s’allaite facilement. On fait une hémoculture qui est positive pour le méningocoque. On institue un traitement par injections de sérum antiméningococcique. On injecte sous la peau 30 centimètres cubes de sérum, les accès fébriles prennent le type tierce. On renouvelle l'injection, la fièvre prend le type quarte, puis disparaît définitive-

ment.

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