VS. ES
de février est enfin négative. Le malade, qui a quitté l'hôpital le 10 janvier, reprend ses occupations le 5 février, complètement guéri.
Résumé. — Septicémie pure. Guérison lente. Durée, six mois. La sérothérapie a échoué. Les injections de sérum provoquaient des chocs qui n’amenaient aucune modification de la courbe thermique, S
OBSERVATION IV (MorpuGo et FERRIO).
B..., 37 ans, instituteur, fils-unique d’un père vivant et bien portant. La mère est morte, à 55 ans, d’endoecardite rhumatismale. Marié, deux enfants bien portants. Pas de maladies vénériennes. Dans les antécédents on ne note qu'un ictère catarrbal il y à neuf ans, et une fièvre typhoïde il y a six ans. É
L’affection actuelle s’est manifestée durant deux semaines par de la céphalée, qui alla peu à peu en augmentant, et par une sensation d’'asthénie générale. La période fébrile commença le 6 avril 1917 par une élévation brusque de température à 40°, avec douleurs généralisées dans les muscles et les articulations, sans céphalée. L'accès fébrile dura environ 4 heures, terminé par des sueurs profuses, Mais les accès se répétèrent les jours suivants, avec une apyrexie complète le matin; les maxima atteignaient presque toujours le soir 40°, et, 12 27 avril, 40°7. |
Le malade n’entra à l'hôpital que le 5 mai, présentant un type de fièvre nettement intermittente avec 37° le matin, et le soir 39° et 40°, plus rarement 38°. La température garda ce type pendant tout le mois de mai; les accès fébriles diminuèrent en juin, et le malade était apyrétique le 21 juin. Les ascensions thermiques furent toujours accompagnées de frissons intenses quand Ja
fièvre étail très élevée, et simplement d’une sensation de froid quand les élévations thermiques étaient plus faibles. Le pouls et la respiration se maintinrent en rapport avec la tempéarture. La courbe thermique ne fut pas influencée par la quinine, ni par l’argent colloïdal. Le malade se plaignait de douleurs au niveau des os, des articulations et des muscles, sans phénomène objectif, si ce n’est une douleur inconstante à la pression des os longs des membres inférieurs. Dans les derniers jours, la douleur était si marquée au niveau des grandes articulations, qu'elie rendait les mouvements pénibles. L'examen des viscères fut toujours négatif, la rate était normale. Rien au cœur ni aux poumons, aucun trouble du système nerveux, aucun trouble pupillaire. Réflexes normaux, rien aux organes des sens, Lucidité complète, sommeil normal. On notait toutefois une légère hypertrophie du foie. Le malade était un peu amaigri et pâle, mais gardait un bon état général. Il faut noter toutefois la présence d’une éruption cutanée. Le malade racontait que cette éruption était apparue au 3° jour de fièvre, sous forme de taches rosées de grandeur variable, nettement surélevées et douloureuses à la pression, sur les mains, la face antérieure du tronc et les cuisses. Les éruptions que nous avons pu observer nous-mêmes furent toujours du type érythémateux : c'étaient des macules roses, non surélevées, s’effaçcant à la pression, nullement comparables aux taches rosées de la fièvre typhoïde, infiniment plus nombreuses, grandes comme une lentille ou comme une pièce de monnaie de un centime, ressemblant plutôt à une éruption morbilleuse. Elles siégeaient surtout à la face de flexion des avant-bras et des mains, y Compris les doigts, et duraient en moyenne un jour. Il n’y avait pas de desquamation. Les éruptions étaient plus abondantes au moment des exacerbations fébriles et des arthralgies. Une hémoculture fut faite le 24 mai 1917. Elle montra