‹ Evvres de Lovïze LabéChapitre 34 sur 59 · Piquer, -volter le chenal glorieus, même page · texte numérisé non relu

Piquer, -volter le chenal glorieus, même page

On a tu dans la Notice sur Louise Labé , que du Verdier dit à peu près dans les mêmes termes, « qu'elle piquoit fort bien un « cheval, à raison de quoy, ajoute-t-il, les gentilshommes qui » auoient accez à elle, l'appelloient le capitaine Loys. » 129. — Pour Bradamante, ou la haute Marphise,

Seur de Roger , même page*

Voy. l'Arioste (Orlando furioso, passim).

i3o. — • Et de trauail qui me donne sans cesse,

Boire, manger, et dormir ne me laisse, page 83. Le premier de ces deux vers est imprimé ainsi dans toutes les éditions ; il semble qu'il faudroit lire :

Et du travail qu'il me donne «ans cesse.

i3i.— - Le tems met fin aus hautes Pyramides, etc. , même page. Louise Labé a pu emprunter cette comparaison de la puissance de l'amour avec celle du temps, à Jérôme Angerianus :

Tempore tecta ruant prsetoria, tempore vires, Tempore quassitss debilitantor opes.

Tempore fit cœlum variabile , tempore Phœbus Luce caret -, scriptum tempore marmor obit.

Tempore durities, decedit tempore livor:

At meus , heu ! nullo tempore cessât amer.

Voy. Michael Tarch. Marullus, Hieron. Angerianus et Joannes Secundus, Poetœ elegantissimi j Spirae Nemetum, i5g5, in- 12 (page 227).

i3a. — Paris ayma (Snone ardemment , page 84» Pour que ce vers ait la mesure, il faut de ces trois choses lNine &

ou lire QEnoné au lieu à'QEnone , ou aspirer l'a à? ardemment, ou substituer à ce dernier mot ardentement, Ardentement étoit alors françois : on le trouve plus bas (sonnet XX, page 98). Du reste, toutes les éditions ont (S, no ne et ardemment , sauf celle de i556, in-8.°, où on lit ardamment: ce qui ne change rien à ina remarque.

i33. — Mais son amour ne dura longuement f page 84. L'amour de Paris pour GEnone, nymphe du mont Ida, fut, en effet, de peu de durée. Dès qu'il eut jugé les déesses, Paris s'éloigna, et bientôt Hélène le rendit infidèle. L'histoire de cette passion et des effets qu'elle produisit, est connue. Quant à GEnone, elle fut constante jusqu'à la mort ; car, après la ruine de Troye, le cadavre de son amant lui ayant été apporté, elle ne put le voir sans mourir de douleur, et tous deux furent ensevelis dans le même tombeau.

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