‹ Evvres de Lovïze LabéChapitre 39 sur 59 · De quel lis est, mais de quelle Déesse · texte numérisé non relu

De quel lis est, mais de quelle Déesse

Cette beauté f qui les autres destrousse! page 106. Je ne comprends pas ces mots, de quel lis est, sur lesquels il n'y a aucune variante dans les éditions. Peut-être faut-il lire : de quels lis , ou de quel lit.

17a. — Quelle Syrene hors du sein ce chant pousse ,

Qui deceuroit le caut Prince de Grèce ! même page» Le caut Prince de Grèce, c'est Ulysse qui, comme on le sait, résista au chant et aux attraits des Sirènes.

173. — P. D. T. Ces lettres initiales désignent peut-être Poutas de Tyard. Ce poète faisoit partie de la fameuse Pléiade formée sous le règne d'Henri 11 , et dont les six autres étoiles étoient Dorât , Ronsard , Joachim du Bellay , Belleau , Jean Antoine de Baïf, et Jodelle. Né vers i5ai, près de Mâcon, dans le château de Bissy, appartenant à son père, il publia en i549, à Lyon, chez Jean de Tournes, in-8.°, un recueil de vers intitulé, Erreurs amoureuses, qui eut à son apparition assez de succès pour être réimprimé deux fois en i55a et i556, et qui fut inséré ensuite dans la collection de ses Œuvres poétiques en i573. Pontus de Tyard renonça dans l'âge mur à la poésie pour se livrer à l'étude de la philosophie , des mathématiques et de la théologie; il embrassa l'état ecclésiastique, et, après avoir été aumônier d'Henri m, fut élevé au siège épiscopal de Châlons-sur-Saône. Les ouvrages qu'il a donnés dans la seconde moitié de sa carrière, terminée à 84 ans, roulent sur les sciences; quelques-uns sont ascétiques; tous sont tombés dans le plus profond oubli.

A D. LOVÏZE LABÉ, SVR SON PORTRAIT. (Page 106.)

174. — Je n'ai pu trouver aucun portrait ancien de Louise Labs. Cette pièce prouve qu'il en existait un de son vivant» Louise Labé ne figure point dans le Promptuaire des médaille»

NOTES. ao3

imprimé plusieurs fois vers la fin du i6. e siècle (notamment en 1677 et 1578, par Guillaume Ro ville, tantôt en franc ois, tantôt en italien, et même en latin), quoiqu'on y voie un médaillon représentant Maurice Sceye, contemporain de laBelleCordiére, et, à ce qu'il parolt, un de ses amis. Les portraits qui sont gravés dans le Parnasse des dames (t. u, p. 66) , et dans l'estampe placée à la tête de l'édition de 1762, de même que dans une vignette (page Y de la même édition), sont, je crois, des ouvrages de fantaisie, et n'ont dès-lors aucune authenticité.

Page 1