‹ Evvres de Lovïze LabéChapitre 38 sur 59 · Dicere seu lubet · texte numérisé non relu

Dicere seu lubet

Sectis pue lias unguibus acriter

Deprœliantes , aut inustam Dente notam labiis querenteis f même page.

On reconnolt encore là deux emprunts faits à Horace, ou du moins deux allusions aux passages suivants ;

•••... Nos prsslia virginum

Sectis in juvenes unguibus acrium

Cantamus

(L. 1, od. 6, v. 17— 19)

Sire puer furens

Impressit memorem dente labris notam.

( L. eod. od. i3» v. n et 1a.)

168 JVec suo

Fulgore lucèntem Dianam y pages io4 et io5.

Tu potens Trivia , et notho es Dicta lumine Lona.

, ( Catdll. Carm. ad Dianam, v. iS. )

NOTES. aoi

169. — «Taurois voulu pouvoir enrichir ces notes d'une traduction en vers françois de la pièce d'Antoine Fumée : je suis forcé d'y suppléer par la traduction en prose qu'on va lire , et qui n'a d'autre mérite, si c'en est un, que d'être littérale.

« Cesse d'adresser aux Muses tes voeux accoutumés ; n'invo- « que point Apollon , ni le vain fils de Sémèle ; ne va point « chercher inutilement des inspirations sur les bords de la fon- « taine de Dircé ; mais demande à la blanche Labé ces baisers « empreints de nectar, qui exhalent les parfums des roses, des « tendres marjolaines, des violettes et des sucs de l'Arabie. « Ces baisers ne périssent point sur le bout des lèvres : lancé « par une suave haleine, leur aiguillon va jusqu'au coeur, le « pénètre, l'agite et l'enflamme. Le feu se répaud de là dans « tous les sens; et, dégagée de ses liens, l'âme vient doucement « expirer sur la bouche de Louise. C'est là que tu dois puiser « l'enthousiasme, soit que tu veuilles dire les jeunes filles qui « ont coupé leurs ongles pour ne pas égratigner leurs amants, « en résistant à leurs caresses, ou qui se plaignent des traces « qu'ont imprimées sur elles ces caresses trop vives, soit que, « d'un ton plus hardi, tu veuilles célébrer les mouvements du « ciel et le retour des saisons, ou Diane brillant d'un éclat em- « prunté, ou la splendeur des astres qui éclairent les pôles du « monde : chants dignes des baisers de Louise, et faits pour être « répétés par les purs accents de sa voix mariée aux doux accords « de sa lyre. Alors , poète couronné, ta poésie harmonieuse char- « mera les oreilles les plus délicates de la Grèce et de Rome.»

EN GRACE PV DIALOGVE D'AMOVR ET DE FOLIE. (Page lû5.)

170. —Le style de ce sonnet est vraiment ténébreux, et ressemble à celui de la Délie de Maurice Scevc. Si la signature, NON si non LA, est une anagramme, c'est une énigme dont je ne sais pas le mot; si c'est une devise, elle est mauvaise, puisqu'elle ne présente point de sens.

aoa NOTES.

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