Et reciter la douce cruauté
De Belle a sor , page 107.
On a déjà vu dans la Notice sur Louise Labé, que Belle A SOT étoit l'anagramme de Loyse Labé. L'abbé Goujet, Biblioth. franc, (tome xn, page 77), a cru que soy étoit pour souhait y belle à souhait , sans doute à cause de la ressemblance de prononciation de ces deux mots» mais il s'est trompé : la seconde des pièces sur lesquelles roule cette note, est intitulée: A celle qui n'est seulement à soy belle , et la pièce suivante contient ce vers:
O douce mort ( à tous plus qu'à soy Belle ) :
ce qui montre évidemment que Belle à soy étoit entendu dans le sens de Pulchra sibi.
A DAME LOYÏZE, DES MYSES OY PREMIERE OY DIXIEME COV- ROIfNAJCTE LA TROVPE. (Page 109.)
179. — Le surnom de dixième Musc fut aussi donné à Sappho, témoin uneépigramme de l'Anthologie de Planude (1, 67, 9) , faite par Antipater de Sidon, et ainsi imitée par un poète peut-être lyonnois :
En écoutant Sappho , Mnemoeyne confuse Fat surprise d'entendre une dixième Muse.
(Ce distique se troure manuscrit avec a5a autres imitations de l'Anthologie , sur les marges d'un exemplaire de l'édition de ce recueil, donnée en 1600, à Francfort, par les héritiers de Wechel, in-fol. A côté de l'ép. I, c. 77, lir. I, on Ht Pimitation et la note suivantes :
Quand on verra U cigale en «on trou
S'enfuir de honte à la voix do. coucou ,
Quand dans le» champs la petite alouette
Charmera plue que le cygne au trépas , Quand mieux qu'un rossignol chantera la chouette, En esprit» en vertus, j'égalerai Du Ga*. *
* « Prévôt des marchands de la ville de Lyon en cette annce- « 1728. Le traducteur ne connoissoit point Palladius; mais il « ose assurer que le grec n'a jamais dit plus vrai que le fran- « cois.)»