‹ Evvres de Lovïze LabéChapitre 54 sur 59 · Celle harpe Methimnoise , même page · texte numérisé non relu

Celle harpe Methimnoise , même page

La harpe d'Arion, de Methymne, ville de l'île de Lesbos.

25g. — De celle bende lirique , même page.

L'auteur entend sans doute par ces mots les poètes que les anciens appeloient les neuf lyriques s Alcman , Alcée , Sappho, Stésichore, Ibycus,Anacréon, Simonide, Pindare et Bacchylide.

260. — Nos devanciers, les éditeurs de 1762 et l'éditeur de Brest, ont placé parmi les Escriz à la louenge de Louise Labé l'ode de Jacques Peletier, que nous avons indiquée (note 253). Nous ne les avons point imités en cela, d'après la loi que nous nous sommes imposée de reproduire exactement les éditions originales , où cette ode ne se trouve pas ; mais nous la donnerons ici : elle est extraite des Opuscules en vers de Peletier, à la suite de son Art poétique françois, Lyon, Jean de Tournes, i555, in-8.° L'orthographe bizarre qui y est suivie, est celle que l'auteur avoit adoptée ; car on sait qu'à l'exemple du lyonnois Loys Meigret, il voulut introduire dans l'orthographe une réforme;

lu pi-uUmt*. rnflu*ui

a34 NOTES.

Maugré le teins fuitif, d'être menée Dessus le vol de la Famé ampannee A l'immortalité.

Cette pièce, comme on le voit, a besoin d'un commentaire. Le P. de Colonia, qui la cite dans gon Histoire littéraire de Lyon (tome il, pages 544-5), l'accompagne de quelques notes que nous lui emprunterons, et que nous tacherons de compléter.

I'è vu le siège ou le marchant étale » etc. , v. 7. La rue Mercière. Les marchands de soie , les orfèvres , les joailliers , les passementiers hahitoient alors de préférence cette rue.

î'è vu l'ecrin , ou les Roes qui conduùet , etc , v. 10. Le change , ou plutôt le commerce de Lyon , qui , dans des circonstances difficiles, est yenu au secours de nos rois et leur a fourni des sommes immenses.

Ti contemplé le total édifice, etc. , y. i3.

La ville.

Tè va le plom imprimant maint volume > etc. » ▼. 16. L'imprimerie. Celle de Lyon étoit célèbre. Le premier qui ait exercé cet art dans nos murs , est Guillaume Régis ou le Roy, que Barthélémy Buyer, conseiller de ville, y fit venir en 1476, et qu'il établit dans sa propre maison, située sur le quai de la Saône, près des Augustins. Dès ce moment, jusque vers le milieu du XVIII.® siècle, et même plus' tard, on vit une longue suite d'illustres typographes briller dans cette ville. On peut citer, entre autres, Jean Treschel, Sébastien et Antoine Gryphe, Estienne Dolet, Henry Estienne, Guillaume Roville, Jean de Tournes, Thibaud Payen, Antoine de Harsy, les Arnoullet, Jean Temporal , les deux F relions , Horace Cardon , les Anissons, Benoit Rigaud, Jean Huguetan, Jean et Hugues Barbou, Barthélémy Vincent, Bourgeat, Jullieron, Aimé Delaroche, Jean-Marie Bruyset, etc., etc. A l'époque où vivoit Peletier, et long-temps après, les gens de lettres se rendoient en foule à Lyon pour y faire imprimer leurs ouvrages. C 'étoit une des

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branches les pm» importantes *> *

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lions de l'esprit h nmara , i- »rr—— ■"" * ~"

Uqnelle elle fit , 1» le»t«-< -= I"«rim« mm- «0*. 1* P-* du même temps, Charles Fo»*»»*, «me f m «f"™»"!" haut (noie »5i), a ttahé le même —jet *•»* ■*" ■*■* bigarre dans ces strophe, de » Ode de 1 »^f«Be « «"tlencedelaYiHedeLjOTî

Les dames de Lyon ont été autrefois reaommtn pow les* béante, comme elles le sont encore ^ymi-l'hai. IV, a a» XI.' siècle, Jean le Maire de Belles, dont b maitnsae étott rjewnoîse, plaçoit le temple de Véaws « et>»JUeM i Arri et Asdanui ( da Rhône et de la Saône) , et rasloit la» *rimgiri u. Jifiier des Kjmpkti qri habiloiemt ce heo. Ëishh *• +. |* même ville: «Est illic mira fonmr .t, ...... . — , [. | 4

• km*» est lammaamhb |a» las) fa gan t™ p | u , han»taau—

a36 NOTES.

Marot, qui regretta si vivement le séjour de Lyon, le célèbre également sous ce rapport; et parmi les nombreuses visites qui nous ont été faites par nos princes, il en est plus d'une à qui l'histoire n'assigne pas une autre cause.

Jletplandissant comme de nuit la Lune » etc. , r. a3. t

Micftt inter omnu

Juliunv aidas , velut inter ignés I*una minores.

C Horace , Od. i , i* , 46—48. )

Pasquier (Recherch. de la France, Vil, 6) se sert de la même comparaison, en parlant de M. 11 * Desroches de Poitiers ; il dit qu'elle « reluisoit à bien escrire entre les Dames , comme « la lune entre les estoilles. »

Et bien au'el* soèt an tel nombre si bêle > v. »5. Expression purement latine, et qui rappelle le numeris omnibus absolutus des anciens classiques.

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