‹ Examen analytique et tableau comparatif des synchronismes de l'histoire des temps héroiques de la GrèceChapitre 48 sur 77 · XVIII, XL · texte numérisé non relu

XVIII, XL

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Pionys. Hutte.

Antiq. rom. l ,

ij4 explication méthodique

Les mêmes auteurs cités ci-dessus rapportent que les Ardéates vinrent appuyer (a colonie naissante de Sagonte. Ardea, fondée par Danaè, ou, sous son nom, par Acrisius, son père, m — 26 , a pu l’être l’an 1400, lorsque cette princesse étoit âgée de vingt ans; cette date démontre les intérêts communs des deux villes naissantes.

Les murs originaires d’Ardea ont été récemment dessinés par deux élèves pensionnaires de notre Académie des beaux arts à Rome. Ils ne sont pas de construction cyclopéenne comme la ville pélasgique de Cora ; les blocs en sont taillés en parallélogramme, comme les monutnens de Perseus à Mycènes, suivant le style des arts que durent introduire ses ancêtres Danaüs, iv — 3 6 , et Cadmus, VI — 35, venus d’Égypte et de Phénicie.

Suivant les traditions conservées par Virgile , Dardanus avoit fondé Cora, dont les mêmes murs primitifs subsistent encore à vingt milles d’Ardea, sur une hauteur qui domine la plaine maritime. Supposé que ce fondateur , naissant, xxxv — 3 3 , ait été âgé de cinquante ans à la date probable de sa colonie, l’an i47°» sa fondation aura précédé de soixante-et-dix ans celle d’Ardea; et, comme il en sera justifié dans la suite, elle appartient au temps où Saturnia fut fondée par les Pélasges de la secoude expédition.

D’après les observations précédentes, il est aisé de concevoir comment les Ardéates, admis à fonder une ville sur le territoire maritime des Arcadiens de Cora,

DU TABLEAU GÉNÉRAL. ijj

auront été disposés à soutenir la colonie arcadienne de Sagonte, au succès de laquelle iis dévoient prendre un aussi vif intérêt que les Péiasges, originairement Thessaliens , de Saturnia et de Cosa.

Ce sont ces Péiasges qui se réfugièrent en Espagne, deux cent dix ans après la fondation de ces deux villes , et qui y transportèrent un si grand nombre de noms de villes, les mêmes que ceux des villes de la côte d’Italie qu’ils furent contraints d’abandonner.

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