CCLXVII
Les mythographes cités par Diodore fixoient les faits relatifs à la vie d’ Alcmena , v — 1 2, fille d’Electryon, à la seizième génération comptée à partir de Niobe , iv — 62, fille de Phoroneus. Deux moyens de preuves concourent à démontrer la justesse des époques assignées.
D’abord, à partir de Niobé, citée pour la première, jusqu’à Alcmena, comptée pour la dernière, ii se trouve quinze générations effectives, savoir: Niobe, Argus, Piranthus, lo Callithyia , Epaphus , Ubya , Belus, Danaus, Hypermnestra , Abas , Acrisius , Danaë , Perseus, Ei.ectryon , Alcmena naissante.
Si l’on convertit ensuite ces quinze degrés de générations effectives en un nombre d’années, suivant les calculs
Stromal . / , ,f XXI.
Castor optai l.ufth p . 7y.
/ > ioii > r . Situ /.
IV, y nj.
i68 EXPLICATION MÉTHODIQUE comparés de notre méthode , on trouvera qu’entre la naissance de Niobé, l'an 1810, et celle d’AIcmena, l’an 1310, il s’est écoulé cinq cents ans. Or, ce nombre comprenant quinze générations de trente-trois ans, suivant l’une des manières de supputer chez les anciens, et cinq ans de plus pour la seizième , il en résulte que les faits relatifs à la vie d’AIcmena cadrent bien avec l’espace de la seizième génération à partir de Niobé.
On voit donc ici la preuve la plus complète de la juste disposition de toute la série des rois d’Argos, et par conséquent on conçoit de nouveau la certitude que produisent toutes les connexions des divers degrés de cette tige fondamentale, dans leurs rapports avec les degrés de toutes les autres dynasties.
Avant de passer à la section suivante, il est bon de remarquer que l’inégalité du nombre d’années dont se composoient les générations , suivant le langage ordinaire des anciens, ne nuit en rien à l’opinion favorable qu’on doit avoir de la justesse de leurs calculs comparés. Notre Tableau fournit plusieurs moyens de prouver que, lors même que les auteurs grecs ne prétendoient déterminer que par approximation les distances des personnages les plus éloignes les uns des autres , les résultats cependant ne différoient guère de la justesse de ceux qu’ils obtenoient autrement par des calculs tirés des années de sacerdoce, dont ils avoient des monumens bien suivis.