‹ Examen analytique et tableau comparatif des synchronismes de l'histoire des temps héroiques de la GrèceChapitre 54 sur 77 · CCLXXIII · texte numérisé non relu

CCLXXIII

Clavier, Hiu. Alexandre le Grand étoit né vers l’an 35 6 avant notre ère ; il remontoit jusqu’à Hercules, au vingt-quatrième degré. Ce héros étant né vers l’an 1 290 , l’intervalle est de neuf cent trente-quatre ans ; ce qui donne vingt-quatre générations de trente-huit ans onze mois.

Acad, dei ins- La longue durée des générations dans cette généalogie TÏÏÏ’ p m ,'? n ' est justifiée d’abord par les calculs de Fréret sur une autre série de rois successeurs d’Alexandre, qui ont régné entre Antigone et Philippe père de Persée. En effet, dans cet espace de cent cinquante-trois ans , on ne trouve que quatre générations de trente-huit ans trois mois chacune. Suivant encore les calculs du même savant, les huit générations que l’on compte entre Ptolémée Soter.filsde Lagus, et Ptolémée II, mari de Cléopâtre , sont aussi de trentehuit ans trois mois. Fréret en a donné pour raison, que, dans cette série de règnes , la succession au trône n’a pas été continuée par les aînés.

Clavier, ut Périandre ayant dû naître l’an 653, la généalogie de tupra.taH.ii. /^lelissa, sa femme, remontoit, par Aristocrate son père, dernier roi d’Arcadie, jusqu’à Areas, son vingt-unième ancêtre. Le plus apcien de ces deux rois correspond , dans le Tableau , à l’an 1460 avant J. C. L’intervalle entre les deux naissances est de huit cent sept ans, qui fournissent vingt-et-une générations de trente-huit ans cinq mois. La

mesure de ces générations numériques, conformément aux exemples précédens, est encore démontrée probable par la longueur encore plus grande de plusieurs générations effectives qui sont exposées dans le Tableau. En effet, à partir de Lycaon jusqu’à Agapenor, on peut y remarquer cinq générations de quarante ans, trois de cinquante, et une de soixante ans.

Miltiade, fils de Cypsélus, a dû naître vers l'an 600 avant J. C. Il descendoit d’Ajax fils de Télamon , à la dixseptième génération , suivant l’énumération faite de ses ancêtres dans un fragment de Phérécyde. La naissance d’Ajax étant datée, dans le Tableau, de l’an 1250 avant J. C. , l’intervalle qui sépare sa naissance de celle de Miltiade, est de six cent cinquante ans, qui donnent dixsept générations de trente-huit ans deux mois.

On voit , par les huit exemples précédens , jusqu’à quelle distance après la guerre de Troie se prolongent les mêmes moyens de vérifier l’exactitude des calculs faits sur les dates des temps antérieurs à cette époque. Or , si les seules généalogies bien suivies , dont l’histoire nous a conservé un si petit nombre d’énumérations nominales, s’ajustent avec autant d’exactitude, à partir des temps les mieux connus, pour arriver aux dates établies dans le Tableau par une multitude de synchronismes , quelle idée ne devons-nous pas avoir de l’exactitude semblable des rapports qui dévoient exister entre les généalogies grecques que nous avons perdues , et toutes celles des temps héroïques qui sont exposées dans le Tableau l

Ahtrc<Hirtui , in Vita T hucydid.

pag. i.

Clavier , ut suprà , tait. III.

Cf. pag. 7 > .

cnn. jÿy, cum pag. 9 ;, ann.

Pdustin. Vit , XIX .pag. f 70; II. XX XIII, p. ify; VIII .

XLVIII, pag.

tusei. p. 80.

: j 7 4 explication méthodique DIXIÈME SECTION.

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