CCLXXXIX
Deux inscriptions copiées au gymnase de Lacédémone Erÿram.njxn. par Cyriaque d’Ancône, qui voyageoit en i4}6 de notre ère, faisoient descendre le gymnasiarque Marc-Aurèle Aristocrate, fils de Damenète, à la quarante-huitième génération d’Hercules, et à la quarante -quatrième des
Dionjfi. Halic.
Amitj. rom. liL
Pau uni. /. ///,
r. xm.p. 23$.
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Strom. fiag.jSs.
1Ô2 EXPLICATION MÉTHODIQUE Dioscures , Castor et Pollux. Les deux sacerdoces de ces demi-dieu* étoient héréditaires depuis cette époque dans la fumiiie du gymnasiarque. Les généalogies sembieroient prouver que ces inscriptions contiennent un anachronisme ; car on voit aisément qu’il n’existe qu’une seule génération entre la naissance d’HERcüLES , iii 10, et Castor* xxn— -7 : mais cette difficulté s’évanouira bientôt.
En effet, supposé que le gymnasiarque ait été contemporain de l’empereur Marc-Aurèle Antonin, et que ce soit de ce prince qu’il ait emprunté les prénoms qu’il joignoità son nom; l’empereur ayant commencé son règne l’an 161 de notre ère, il se sera écoulé entre cette date et la naissance d’Hercules en 1 25)0 quarante- huit générations de trente ans, plus onze ans; ce qui justifie le premier nombre indiqué*dans le marbre de Cyriaque. Mais, à partir de 1 ’époqùé de Castor, xxn — 7 , l’an 1 27 6 , jusqu’à la même année 1 61, il s’est écoulé 1421 ans, qui, divisés de même en générations de trente ans, en donnent quarante-sept, pins onze arts , tandis que les deux inscriptions de Cyriaque n’en marquent que quarante-quatre.
Or, pour lever cette contradiction apparente, il suffira de réfléchir que le culte des Dioscures fut bien plus tardif que celui d’Hercules , institué par Évandre du vivant meme de ce héros, quand, au contraire, celui des Dioscures n’a commencé que quarante ans après leur mort et cinquantetrois ans après la mort d’Hercules. Cette solution fait donc connoître comment le gymnasiarque aura dû fixer l’hérédité de son sacerdoce à quatre générations de moins pour le culte des Dioscures que pour celui d’Hercules.