XIX
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Tout le Péloponnèse ayant été partagé dès-lors entre les branches d’une même famille , il ne reste de doute à cet égard que sur les premiers rois de l’Attique , et ce doute est causé par la concision de l’histoire simple : mais, malgré les lacunes qui interrompent les traditions écrites de cette contrée, elles ne laissent pas de partager la certitude de celles de i’Argolide; car elles présentent des généalogies commencées. On montroit à Thèbes les monumens du premier roi de l’Attique et de la Béotie. La guerre des Épigones avoit perpétué jusqu'à des temps bien reconnus comme historiques le nom de la tour et de la porte d’Ogygès, que Pausanias voyoit et citoit encore au n. e siècle de notre ère.
Les ruines des remparts d’Éleusis subsistent encore ; elles sont citées et dessinées par tous les voyageurs , et il fut reconnu de tout temps que les mystères de Cérès et la culture du blé avoient pris naissance dans cette ville à la même époque précisément à laquelle Car , fils de Phoronée, les introduisit à Mégâres ; de même il étoit reçu qu’Agamemnon étoit parti pour Troie, d’un port dominé par une bourgade qui tenoit son nom ( Aulis ) d’une fille d’Ogygès, et qu’une autre bourgade tenoit le sien ( Alalco menïa ) d’une fille du même roi.
Les origines de l’Attique n’ajoutent à ce petit nombre de faits que quelques noms de héros qui régnèrent avant Actæus , beau-père de Cécrops. Celui-ci commence une dynastie qui régna sans interruption jusqu’à l’époque des magistrats populaires, et les historiens avouent dans toute
leur sincérité qu’ils ne savent rien des premiers rois de l’Attique ; qu’ils ignoroient même s’ils avoient été successifs ou contemporains, ayant pu régner en même temps sur des villes différentes. Mais aussi le silence des traditions est motivé sur une révolution physique dont la date fut toujours reconnue comme fondamentale ; car l’époque du déluge d’Ogygès appartenoit à toutes les anciennes histoires locales de la Grèce. Or , si les anciennes généalogies, si les listes des rois avoient été fabriquées , comme le prétendent les sceptiques modernes , pourquoi les faussaires d’alors ne les auroient-ils pas présentées dans un état complet ?
« Je veux croire , disoit Fréret, à qui la réflexion précé- Défi » dente appartient, que même dans les généalogies les plus 2 ,™ c » assurées il y avoit quelques degrés douteux; mais se » persuadera-t-on que toutes étoient fausses , et que dans » les généalogies d’un si grand nombre de familles diffé- » rentes , jalouses les unes des autres , et souvent oppo- » sées d’intérêt et de faction , on s’étoit accordé à supposer » précisément le même nombre de générations fausses ,
» et à les augmenter toutes dans la même proportion ,
» comme si différens faussaires s’étoient tous donné le » mot! » Pour nous tromper après quatre mille ans !
Ce qui démontre le mieux comment les généalogies qui paraissent le plus détachées de l’histoire grecque , en font essentiellement partie , même dans l’état isolé en apparence où leurs fragmens se présentent, c’est la facilité avec laquelle ils y rentrent, pour peu que l’on saisisse
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Pauuilûu , I ,
XXXIX , pj.
Pauutit. Il , xxx , iS/.
bien les points d’union dont ils ont gardé, pour ainsi dire, les traces d’articulation : tantôt c’est à l’aide d’une date estimée d’après un nombre de générations spécifiées dans l’espace qui séparoit deux héros l’un de l’autre; tantôt c’est par une alliance contractée avec un prince ou une princesse de quelque série déjà formée.
Il est dit, par exemple, que Lelex, roi de Mégares, ctoit arrivé d’Égypte pour régner dans cette ville, douze générations après Car, fils de Phoronée : or, si l’on compte douze générations de trente-trois ans chacune, à partir de Car, n.° 111, 62 , on verra que ce Lelex , xxii , 28 , arriva vers l’an i47°» et que sa postérité vient former naturellement les trois synchronismes suivans : i.° les rapports de Cleso et Tauropolis , n.° xxii , 25, avec Ino, fille de Cadmus , n.° vu, 29; 2. 0 le mariage de Sciron , n.° xxii ,15, avec une fille de Pandion II, n.° xvjii ,13; 3 celui de la fille de Sciron ( Endeis ) , avec Æacus, fils d’Ægina, n.° xxxjx, 16.
Rien ne paroît plus imaginaire que Telegonus fils d’Orus, n.° xxxi , 4 ° » dît Pasteur par Eusèbe, et que Pausanias, suivant les traditions de Trcezène, supposoit Égyptien ; néanmoins ce fragment , qui se trouve jeté là comme par hasard , se rattache au corps de l'histoire grecque par presque autant de points d’union qu’il présente de degrés. Il est dit que ce Telegonus fut le septième roi après Inachus , et. il se trouve , d’après la loi prescrite par cette indication, qu’il doit être placé en regard d’Agenor, septième roi d’Argos. Il résulte de là
que le fils d’Orus est situé, à l’égard d’Io, fille d’Iasus, de telle manière, que le fait de son mariage avec cette princesse, comme il est rapporté dans la Bibliothèque d’Apollodore, se trouve probable; et queSaron , son petit-fils , /w«. ut
qui fut noyé dans le golfe Saronique , confirme l’interrup- ***' tion de cette dynastie , d’accord avec la révolution physique du déluge de Deucalion.
11 y a dans le Tableau desfragmens détachés de leurs séries généalogiques, dont il est bon de prendre quelque idée, soit qu’ils aient été, ou non , cités dans le texte de l’Explication méthodique. Au haut du deuxième cadre , par exemple, parmi les rois de l’Attique qui ont régné entre Ogygès et Actæus, beau-père de Cécrops, le nom de Periphas montre, au moins par son analogie avec celui de Periphetès, xiv, 48 , que cette dénomination étoit reconnue u.xvn.4S. chez les Grecs comme appartenant à ces temps reculés.
Les trois noms de Phiius, de Clinus et de Caucon , xix ,
47 , ont paru précieux à recueillir et à placer en parallèle avec les rois de l’Attique que nous venons dé nommer , parce qu’ils élèvent l’histoire bien suivie de cette contrée jusqu’au temps du déluge d’Ogygès , dont Phiius paroît avoir été contemporain ; et comme le grand-prêtre Caucon avoit apporté les mystères d’Éleusis à Messène, femme de Polycaon, xxiv, xxix , 39, ce synchronisme bien assuré fait connoître que le grand-père de Caucon avoit exercé le sacerdoce à Éleusis , au temps probablement de la fondation de cette ville par le fils d’Ogygès.
Ces parcelles détachées des histoires perdues nepouvoient s’y rattacher que dans un tableau comparé.
Pioays.
Antiq. rom. I,
Apcllod. lit,
XII', y.
Les noms de Peucetius et d’CEnotrus, n'ayant pu être placés dans la colonne des rois d’Arcadie, se trouvent au n.° xxn, 52, et ils marquent l’époque bien importante de la civilisation de l’Italie. Ceux qu’on lit immédiatement au-dessous , à commencer par Thyræus, xxi, 45 . ont été des fondateurs de différentes villes du Péloponnèse, dont les ruines subsistent encore ; ils sont du nombre de ces vingt -deux fils de Lycaon qui ont dû régner à diverses époques successives que l’histoire n’a pas fait distinguer. Il en est de même de Thesprotus , d’Ambrax et d'Ephyrus, qui sont placés sous le nombre xxvm, 52, et qui jettent quelque lueur sur les dates des fondations des plus anciennes villes de i’Épire.
Ce n’est pas non plus sans motif qu’on a placé le petit fragment de Menytus et de sa fille Pediada sous les n . 05 xxn, xxiii, 4 2 ’ Tout ce qui lie entre eux les sommets des principales colonnes est remarquable dans le genre de nos recherches. Ainsi , lorsqu’on apprend que Cranaüs épousa Pediada, fille de Menytus Laconien , ce synchronisme vient à l’appui de l’origine égyptienne et de Cécrops, et de Lelex, fils de Spartus ramené comme il est d’ailleurs à la dynastie d’Argos par la probabilité de son mariage avec Libya, n.° v, 43 » fille d’Epaphus. S’il ne nous reste plus rien, dans l’histoire, des généalogies d’Aras et de Megarus, sous le n.° xxii, 36, les distances assignées à ces deux personnages dans leurs rapports avec Prométhée , avec le déluge de Deucalion , avec un Pelasgus fils d’Arcas, compensent bien le défaut de leurs généalogies inconnues, et marquent au moins de quelque fait important
DU TABLEAU GÉNÉRAL. 8j
une lacune de quatre cent quatre-vingts ans qui existe , dans l’histoire des origines de Mégares, entre Car, fils de Phoronée , et Lelex.
J’ai cru devoir recueillir avec soin non-seulement les noms des princesses dont les généalogies sont comprises dans le Tableau , noms qui sont si essentiels à la formation de tous les synchronismes qu’il contient, mais encore les noms de celles dont je n’ai pu dresser les généalogies , faute d’espace. 11 m'a paru que les noms de ce genre complétoient davantage l’aperçu de ces temps , et contribuoient à prouver avec quel soin et quel ordre les anciens monumens de ces familles étoient dressés.
Ce Tableau est encore parsemé de plusieurs faits de diverse nature: on verra, en les parcourant, et par l’alignement exact de tous ceux du même genre, comment, dans cette histoire si hardiment traitée de totalement fabuleuse , chaque fait, considéré ailleurs isolément, se prépare ici par des synchronismes de faits semblables. Ainsi le coup d’œil attentif de tout observateur pourra suppléer à bien des raisonnemens qui n’ont pas dû être développés dans un travail uniquement destiné à la justification de l’histoire comparée d’après les seules traditions écrites.
L’Explication méthodique du Tableau comprend plus de trois cent trente faits divisés en douze sections , dont la première est employée à recomposer la dynastie des rois d’Arcadie. La seconde section roule sur les mariages et la date de chacun, à dix ans près, ainsi que sur les faits
de toute autre nature. La troisième section traite de i’âge comparé des rois et des reines , à ia date probable de fa naissance de leur premier ou de leur dernier fils. Ce sont ces deux sections, assujetties l’une à l’autre, qui doivent constituer fa base d’une méthode de chronologie naturelle. La quatrième section comprend tous les faits divers pour lesquels les anciens héros de la Grèce ont été nommés dans les récits de son histoire. Ces faits, comparés dans leurs rapports réciproques , font connoître à quel âge probable un héros fut exilé de sa ville natale , ou chassé avec son peuple de la région qu‘ii possédoit; quel âge pouvoit avoir le conquérant : s’il s’agit d’un duel , d’une adjonction au trône, d’une tutelle, d’une fondation de ville, le moindre calcul suffit pour faire connoître si les adversaires , le viceroi , et celui qui l’appeloit à partager son autorité, si le tuteur, le fondateur enfin , pouvoient avoir un âge convenable à l’action pour laquelle ils sont cités.
Après avoir vu dans les v. e 'et vi. e sections comment les dates tirées des généalogies se combinent avec les Marbres de Paros, et se rattachent avec la même exactitude aux dates tirées de la Chronique d’Eusèbe, on trouve dans la vu. e section une grande variété de faits comparés et relatifs à l’accord des généalogies avec les dates des colonies et des fondations des villes. C’est véritablement la section
des antiquités topographiques.
La vm, e section , qui traite des intervalles de temps écoulés entre les faits d’après le témoignage uniforme des récits historiques et des généalogies , montre la certitude
qui résulta collectivement du calcul des générations dont les anciens se sont servis, et la certitude égale du même calcul , quand il s'agit de conclure d’après un nombre de générations détaillées. J'ai déjà indiqué la difficulté que paroît causer l’autorité d’Homère, par exemple, ou de Pindare, quand ils fixent le nombre de générations qui séparoient un héros d’un de ses descendans, et quel argument de certitude forme en faveur des résultats du Tableau des généalogies la combinaison exacte de ces moyens ; mais il résulte encore de cette section d’autres réflexions générales :
i.° L’espace soumis à nos calculs comparés est de sept cent vingt-un ans. z.° Le nombre des générations réelles et effectives est de vingt-une générations dans la ligne directe de la dynastie d’Argos. 3. 0 Il n’est que de dixsept générations dans la ligne des rois de Thèbes, et de dix-huit dans la ligne des rois d’Arcadie. Voilà donc les calculs des anciens vérifiés par la combinaison la plus minutieuse de tous les faits exposés dans le Tableau. C'est la meilleure réponse qu’on puisse faire aux systèmes de Newton , et de Gibert père et fils , qui avoient tenté de faire revivre celui du grand géomètre. Fréret n’avoit traité qu’imparfaitement la question , en tirant ses exemples des dynasties modernes; mais il n’avoit pas dressé le Tableau plus complet que nous présentons de la durée effective des anciennes générations grecques. U est certain qu’en moyen terme ces générations étoient de trente-trois ans dans la période que nous examinons ici. Les circonstances de l’histoire développée nous apprennent d’ailleurs pour
Prospectus raitanné ou Aperçu d'un nouveau système des temps ; Paris , /Sri.
Défense de la chronologie contre te système de Newton , pag. 4.
quelle raison politique les tutelles se prolongeant dans la maison de Thèbes , et par quelles causes tirées du climat les mariages étant tardifs dans la dynastie d’Arcadie, les générations ont été plus longues dans l’une et l’autre que dans la dynastie d’Argos.
On verra dans la ix. e section que des calculs prolongés après l’époque de la guerre de Troie fournissent des générations encore plus longues.
Il auroit été à desirer que les sources où j’ai pulsé le petit nombre de moyens que j’emploie dans la x. c section pour prouver l’accord des généalogies avec les dates des sacerdoces , eussent été plus abondantes ; mais j’ai déjà montré, dans le cours de ces aperçus préliminaires, la justesse au moins de quatre dates principales de sacerdoces bien constatés et bien espacés de siècle en siècle. Je n’a» pas hésité d’y joindre les sacerdoces du temple d’Amycles, nonobstant les injustes préjugés conçus par quelques savans contre l’authenticité de ses marbres. D’autres prendront soin de les défendre ; je me suis borné presque à l’indication des rapprochemens que j’ai faits entre les noms de quelques prétresses inscrites sur ces marbres, et les noms semblables qui forment presque, dans les généalogies des mêmes temps, des synchronismes. Ces rapports prouvent au moins que les noms inscrits sur les marbres ont bien le caractère du temps; or, à l’époque où l’on suppose que Fourmont les avoit forgés, il n’étoit guère possible de connoître le synchronisme, par exemple, de Damonassa, fille d’Asterion, n.° lvi , i 5 , et de la prêtresse d'Amycles qui portoit le
même nom, n.° xxix, 14, et qui exerça le sacerdoce durant quarante-neuf ans, suivantles marbres d’AmycIes; car cette notion est le résultat fortuit des rapprochemens que j’ai faits et qu’on ne trouve que dans mon Tableau.
Les anachronismes développes dans la xi. e section appartiennent à la matière que je traite ; car les contraires mêmes fortifient les preuves en ce genre de chronologie naturelle. Diodore en fournit un exemple, et Eusèbe en fournit cinq. Ceux qu’Eusèbe a commis s’expliquent quelquefois par l’évidence de l’équivoque causée par deux noms dont la consonnance est la même, et dont l’époque différente ne peut être démontrée que par la seule comparaison des généalogies. Loin donc de diminuer l’autorité d’Eusèbe, ces anachronismes, lorsqu’ils n’existent qu’en apparence, confirment la confiance qu’on doit aux sources anciennes dans lesquelles les faits avoient été puisés. D’ailleurs les anachronismes mêmes ont dû être compris dans l’Explication méthodique, pour faire mieux sentir combien il étoit important de rétablir dans sa série originaire la ligne des rois arcadiens , qui complète et perfectionne tout le carré des généalogies d’Argos; il étoit également important de rendre compte de la liberté que j’ai prise de doubler des noms semblables dans les généalogies des Eolides et des Étolides : j’ai satisfait à ce devoir, et j’ai approché autant que possible de la preuve par des conjectures probables.
Enfin la xt. c section comprend quelques fragmens de généalogies qui n’ont été insérés qu’après coup dans ce Tableau déjà terminé : il eût été plus naturel de reporter
po EXPLICATION SOMMAIRE
ces articles à leurs sections respectives; mais, en les présentant séparément, j’ai voulu donner quelques exemples d’un bien plus grand nombre d’autres faits qui pourront être insérés dans les développemens de chaque dynastie, par les savans qui voudront dans la suite perfectionner ou réfuter les résultats de ce travail.
On trouvera encore disséminées dans le Tableau les époques principales de l’introduction des arts dans la Grèce. Ces époques y sont marquées par celles des fondateurs des villes, et cette partie est essentiellement liée au x Recherches sur les monumtns cydopéens ou pélasgiques , dont je promets la publication depuis vingt ans. 11 falloit bien ce délai pour faire vérifier cette autre théorie d’après les monumens des quatre cent cinquante villes les plus anciennes de la Grèce et de l’Italie, et pour que quatre-vingt-sept voyageurs, connus pour la plupart par des ouvrages publiés, aient acquitté cette vérification. Mon premier devoir, après avoir développé dans le travail présent les élémens de l’histoire simple , sera de développer à son appui ceux de l’histoire interpre'te'e. Les monumens des Héraclides, répandus en si grand nombre dans la Sardaigne, ayant introduit tout nouvellement dans le Tableau , de nouveaux synchronismes à comparer entre Iolas, neveu d’Hercule, Dédale et Minos, mis en rapport dans les récits d’Aristote et de Diodore, j’ai renvoyé à l’Appendice les articles qui concernent la démonstration de l’exactitude des synchronismes établis par ces auteurs.
II résulte aussi de la disposition du Tableau que, si
l'on assigne la naissance de Moïse à l’an 1620, celle de Josué à l’an 1 570 avant J. C. , le synchronisme des Enacim, exterminés vers 1510 dans la Judée par Josué, suivant la Bible , cadre parfaitement avec la fuite de Danaüs et de Cadmus en Grèce vers l’an 1510. J’ai renvoyé l'explication de ce concours de faits à l’Appendice, et c’est la première fois qu’on aura démontré le point très-important de connexion qui existe entre les anciens temps de la Bible et l’histoire grecque.
Je sens ici la nécessité d’avertir qu’en employant dans quelques endroits de mon ouvrage le terme démontrer, je n’attache pas à cette expression le premier sens de preuve absolue que lui donnent les dictionnaires de notre langue, mais le second seulement, qui correspond dans tous les lexiques à celui Remontrer, c’est-à-dire, faire voir la chose dont on parle.
En effet , c’est particulièrement à l’utilité des maîtres que ce travail est destiné; ils y trouveront une variété de faits parmi lesquels ils pourront commencer par choisir et dresser les tableaux particuliers de ceux dont la démonstration est la plus simple. Ce sont d’abord ceux qui environnent l’époque de la guerre de Troie. Il est continuellement question des principaux héros de cette époque et de leurs faits et gestes dans les auteurs classiques : mais on sait à quoi se bornent les articles qui les concernent dans les dictionnaires mythologiques,
La Table des matières fournira les moyens plus abrégés
9 i EXPLICATION SOMMAIRE.
de connoître les circonstances historiques dans lesquelles chaque héros se trouve placé sur le Tableau : j’ai donné tous mes soins pour que cette table contienne tous les noms compris dans le Tableau et dans les articles du livre, avec leur renvoi en caractères conformes à ceux du texte. En un mot, rien n’a été négligé pour établir l’ordre et la clarté dans les moyens d’étudier et d'enseigner cette haute période historique , relativement à laquelle nous ne connoissions aucun ouvrage élémentaire , même chez les étrangers les plus réputés pour les méthodes d’enseignement, si ce n’est des tables généalogiques sans aucun synchronisme déterminé.
GÉNÉALC