S. Matth. xxiv, 34, 36 ; S. Marc xt
4, S. Matth. xxiv, 34, 36.
5, Vie de Jésus, p. 275.
ment que saint Paul a écrit son épître pour prouver le contraire : « Nous vous conjurons, mes frères, de ne point vous laisser si vite ébranler dans vos sentiments, ni effrayer, comme si le jour du Seigneur était proche !. Quant à saint Pierre, il croit si peu à l’approche des derniers jours, qu’il cherche à prévenir les fidèles contre « les nposteurs artificieux » qui répandent cette opinion : « Il est une chose que vous ne devez pas ignorer, mes bien-aimés, c’est qu’un seul jour devant le Seigneur est comme mille ans, et mule ans comme un seul jour *. « Mais ce qui dépasse tout ce que l'on peut attendre, même de la part d’un romancier , c’est que M. Renan a cru voir dans l’Apocalypse la durée du monde fixée à érots ans et demi *. Le délai est un peu court. Voicile texte : « Mais les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envolat dans le désert en son lieu, où elle est nourrie un temps, et des temps, et la moitié d’un temps, hors de la présence du serpent. «A l’aide de quel télescope nouveau l'honorable membre de l'Institut a-t-il découvert en cet endroit que, d’après saint Jean, le monde dût finir en l’année 71 ou 727? Il n’y a pas dans tout cela une syllabe qui se rapporte à la catastrophe finale. Ce qui le prouve, c'est qu'après cette époque mystérieuse, durée probable d'une persécution contre l'Eglise, le dragon ou Satan continue comme auparavant à faire la guerre aux saints”. Si, comme tout le fait supposer , M. Renan est en train de chercher la clef de l’Apocalypse, nous l’avertissons charitablement qu'il n’est pas dans le vrai chemin.
On s'étonnera peut-être que nous mettions tant d’insis-