‹ Examen critique des doctrines de la religion chrétienne (volume 2)Chapitre 84 sur 139 · LIVRES DU NOUVEAU TESTAMENT · texte numérisé non relu

LIVRES DU NOUVEAU TESTAMENT

sont énormes, il s'en trouve quelques-unes qui au premier abord paraissent de peu d'importance, et si je n'eu prévenais le lecteur, il pourrait me reprocher de m'être attaché à des critiques qui lui sembleraient minutieuses. Elles seraient minutieuses en effet s'il s'agissait d'auteurs ordinaires, sujets aux inadvertances et aux faiblesses de l'humanité. Mais il ne faut pas oublier qu'il s'agit ici d'écrivains qui nous sont donnés pour inspirés par l'Esprit-Saint, pour les interprètes de la volonté divine. Leur parole est donc la parole même de Dieu, la communication qu'il a daigné faire de sa pensée par leur intermédiaire, de telle sorte qu'il n'a pas pu permettre qu'ils apportassent dans son œuvre la moindre altération, puisque cette altération retomberait naturellement sur lui-même, qui parlait par leur bouche. Or Dieu, qui est la vérité et la science absolue, ne se trompe pas plus d'une seconde que d'un siècle, de l'épaisseur d'un cheveu que du diamètre du soleil. Il ne saurait donc y avoir de sa part de petites contradictions, d'erreurs légères, d'imperceptibles fautes, d'oublis pardonnables, de défaillances peu dignes d'être relevées : tout ici est grand comme son auteur et d'une importance aussi immense que la perfection des attributs divins. Cette considération capitale ne doit jamais être perdue de vue : c'est pour c^la que, bien que je l'aie déjà touchée ailleurs, je m'y suis arrêté de nouveau et que j'y reviendrai encore. Voilà ma réponse et aussi, j'espère, ma justification auprès du lecteur qui croirait voir dans ce qui va suivre quelques critiques de peu de conséquence.

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