GUÉRISON DE LA FEMME AU FLUX DE S.\NG
Les trois premiers évangélistes racontent le miracle de la guérison de la femme au flux de sang par le simple attouchement de la frange de la robe de Jésus. Chez Matthieu, ch. 9» V. 20-22, celte femme s'approche par derrière, et touche le bord de la robe ; Jésus se retourne, et lui dit que sa foi l'a sauvée» C'est la narration la plus simple. Chez Marc, ch. 5, v. 23-34, et Luc, ch. 8, v. 43-48, la femme avait en vain dépensé toute sa fortune pour se faire guérir par les médecins. A l'instant
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même où elle touche par derrière la frange de la robe, elle est radicalement guérie. Mais Jésus, qui s'aperçoit aussitôt qu'une puissance sort de lui (1), demande qui Ta touché. Ses disciples s'excusent. La femme se déclare en tremblant, et alors Jésus lui dit que sa foi Ta sauvée. Les évangélistes attribuent ordinairement les miracles de Jésus à des actes exprès d'une volonté supérieure, qui commande à la nature. Mais ici c'est une puissance, une vertu, une propriété, qui sort de sa personne (comme si une puissance pouvait entrer ou sortir), qui est imprégnée jusque dans ses vêtements, et qu'on peut dérober par le simple contact physique. Assurément il n'est pas de superstitions qui ne soient légitimées par la croyance à un pareil miracle.